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Bible, Dieu, homme, incarnation, Jésus
Jésus est venu sur Terre en tant qu’homme. Lui, étant Dieu, est devenu un être humain. Certainement, aucune doctrine chrétienne ne semble plus illogique et absurde. L’infini devient fini. L’absolu devient relatif. La puissance devient faible. Mais Jésus était-il en fait Dieu? Qu’est-ce que la bible enseigne vraiment sur le sujet? De nombreuses personnes prétendent qu’en fait la bible n’affirme pas du tout que Jésus était Dieu. Nous en avons déjà discuté brièvement dans mes deux derniers articles sur le christianisme (introduction au christianisme et le quadrilemme de Jésus). Ici j’explorerai plus en détail la position biblique sur la personne de Jésus. Dans mon prochain article, je défendrai aussi la cohérence et la plausibilité de l’incarnation de la deuxième personne de la trinité, soit de Jésus.
Que dit la bible?
Jésus était un homme
Il est né comme tout autre être humain. Seule sa conception fait exception :
« L’ange lui dit: «N’aie pas peur, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu seras enceinte. Tu mettras au monde un fils et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son ancêtre. Il régnera sur la famille de Jacob éternellement, son règne n’aura pas de fin.» Marie dit à l’ange: «Comment cela se fera-t-il, puisque je n’ai pas de relations avec un homme?» L’ange lui répondit: «Le Saint-Esprit viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. […] Pendant qu’ils étaient là, le moment où Marie devait accoucher arriva, et elle mit au monde son fils premier-né. » (Luc 1 :30-35, 2 :6-7)
Pour ceux qui disent que c’est « impossible », impossible relatif à quoi? À un monde naturaliste qui n’admet pas les miracles et les interventions divines? Nous avons déjà éliminé la possibilité d’un tel monde. Si Dieu existe et qu’il a créé l’univers ainsi que tous les êtres humains, alors il ne devrait pas avoir de difficulté à n’en créer qu’un seul. Dans ce cas-ci, il ne fallait que fournir l’autre moitié du code génétique de Jésus, Marie fournissant déjà la première. Dieu aurait pu créer un code génétique unique pour Jésus, sans la participation de Marie, mais il me semble qu’il y a plus de sens que non. Jésus est réellement le fils de Marie s’il est génétiquement apparenté à elle. Elle ne l’a pas juste porté. De plus, Jésus est le descendant de David. Cela serait étrange s’il n’a aucun lien génétique avec lui. En ce qui concerne la plausibilité historique d’un tel évènement, il faut se référer à mes articles sur le sujet.
Jésus grandissait sur divers plans, contrairement à Dieu qui est parfait et complet :
« Jésus grandissait en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes. » (Luc 2 :52)
Jésus a été tenté à faire le mal comme nous tous, avec la différence toutefois qu’il n’y a pas succombé :
« Puis Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné 40 jours et 40 nuits, il eut faim. » (Matthieu 4 :1-2)
De plus, Jésus a eu faim. Il aussi eu soif lorsqu’il était sur la croix :
« Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà accompli, dit, afin que l’Ecriture se réalise pleinement: «J’ai soif.» » (Jean 19 :28)
Jésus dormait et pouvait être fatigué :
« Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C’était environ midi. » (Jean 4 :6)
« Et lui, il dormait à l’arrière sur le coussin. Ils le réveillèrent et lui dirent: «Maître, cela ne te fait rien que nous soyons en train de mourir?» » (Marc 4 :38)
Jésus ne savait pas tout (dans ce cas-ci, au sujet de son propre retour) :
« Quant au jour et à l’heure, personne ne les connaît, pas même les anges dans le ciel ni le Fils: le Père seul les connaît. » (Marc 13 :32)
Jésus a vécu de la tristesse et a pleuré :
« En la voyant pleurer, elle et les Juifs venus avec elle, Jésus fut profondément indigné et bouleversé. […] Jésus pleura. » (Jean 11 :33, 35)
Certainement, le Dieu de l’univers, qui est parfait, puissant et indestructible, ne serait ni triste ni anxieux. Quand on est triste et qu’on pleure, c’est qu’on a perdu ou qu’il nous manque quelque chose ou encore parce qu’on nous a fait du mal. Dieu, toutefois, ne manque de rien et on ne peut le blesser. Cela étant dit, ça ne veut pas dire que Dieu est dépourvu de sentiment ou qu’il soit indifférent à ce que nous vivons. On voit bien dans l’ancien testament que Dieu vit de la colère et de la compassion, comme j’en parle d’ailleurs dans mes articles sur le libre arbitre (Dieu, dictateur cosmique et à quoi bon prier). Il y a aussi le livre de Jonas qui illustre bien ce point.
Jésus a aussi eu peur :
« Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée et il commença à être saisi de tristesse et d’angoisse. Il leur dit alors: «Mon âme est triste à en mourir. Restez ici, éveillés avec moi.» » (Matthieu 26 :37-38)
Jésus a souffert et est mort :
« Voulant satisfaire la foule, Pilate leur relâcha Barabbas et, après avoir fait fouetter Jésus, il le livra à la crucifixion. […] Ils lui mirent un habit pourpre et posèrent sur sa tête une couronne d’épines qu’ils avaient tressée. […] Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui et se mettaient à genoux pour se prosterner devant lui. Après s’être ainsi moqués de lui, ils lui enlevèrent l’habit pourpre, lui remirent ses vêtements et l’emmenèrent pour le crucifier. » (Marc 15 :15, 17, 19-20)
« Lorsqu’ils furent arrivés à l’endroit appelé «le Crâne», ils le crucifièrent là ainsi que les deux malfaiteurs, l’un à droite, l’autre à gauche. […] Jésus s’écria d’une voix forte: «Père, je remets mon esprit entre tes mains.» Après avoir dit ces paroles, il expira. » (Luc 23 :33, 46)
Après sa résurrection, Jésus continue d’affirmer qu’il a un corps humain, alors que ses disciples pensent qu’il est un esprit :
« Ils parlaient encore quand [Jésus] lui-même se présenta au milieu d’eux et leur dit: «Que la paix soit avec vous!» Saisis de frayeur et d’épouvante, ils croyaient voir un esprit, mais il leur dit: «Pourquoi êtes-vous troublés et pourquoi de pareilles pensées surgissent-elles dans votre cœur? Regardez mes mains et mes pieds: c’est bien moi. Touchez-moi et regardez: un esprit n’a ni chair ni os comme, vous le voyez bien, j’en ai.» » (Luc 24 :36-39)
Jésus n’était pas Dieu faisant semblant d’être un humain, mais bien un véritable être humain.
Jésus a appris quelque chose, soit l’obéissance, par son rôle de messie :
« Pendant sa vie terrestre, Christ a présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé à cause de sa piété. Ainsi, bien qu’étant Fils, il a appris l’obéissance par ce qu’il a souffert. Et parfaitement qualifié, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel, car Dieu l’a déclaré grand-prêtre à la manière de Melchisédek. » (Hébreux 5 :7-10)
« Bien-aimés, ne vous fiez pas à tout esprit mais mettez les esprits à l’épreuve pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs prétendus prophètes sont venus dans le monde. Voici comment identifier l’Esprit de Dieu: tout esprit qui reconnaît que Jésus est le Messie venu en homme est de Dieu. Et si un esprit ne reconnaît pas que Jésus est le Messie venu en homme, il n’est pas de Dieu: c’est l’esprit de l’Antichrist. Vous avez appris sa venue, et maintenant déjà il est dans le monde. » (1 Jean 4 :1-3)
De toute évidence, le témoignage du nouveau testament est unanime : Jésus était bien un humain.
Jésus était Dieu
Le témoignage des évangiles :
Déjà les circonstances entourant la naissance de Jésus nous donnent deux indices de sa divinité :
« Marie, sa mère, était fiancée à Joseph; or, avant qu’ils aient habité ensemble, elle se trouva enceinte par l’action du Saint-Esprit. Joseph, son fiancé, qui était un homme juste et qui ne voulait pas l’exposer au déshonneur, se proposa de rompre secrètement avec elle. Comme il y pensait, un ange du Seigneur lui apparut dans un rêve et dit: «Joseph, descendant de David, n’aie pas peur de prendre Marie pour femme, car l’enfant qu’elle porte vient du Saint-Esprit. Elle mettra au monde un fils et tu lui donneras le nom de Jésus car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.» Tout cela arriva afin que s’accomplisse ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète: ‘La vierge sera enceinte, elle mettra au monde un fils et on l’appellera Emmanuel, ce qui signifie «Dieu avec nous»’. » (Matthieu 1 :18-23)
Premièrement, il n’a pas de père humain, donc c’est Dieu le père et, deuxièmement, il est appelé « Dieu avec nous ». Il n’est nullement nécessaire de s’imaginer des grossièretés comme Dieu faisant l’amour avec Marie, comme certains le font pour se moquer. Dieu a surnaturellement conçu Jésus et il ne pourrait en être autrement de toute façon, car il n’a pas de corps physique lui-même. C’est justement là le but de la naissance de Jésus : que Dieu puisse prendre forme humaine pour la première fois.
Jean, dans son introduction, dit :
« Au commencement, la Parole existait déjà. La Parole était avec Dieu et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Tout a été fait par elle et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. […] Et la Parole s’est faite homme, elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père. […] Personne n’a jamais vu Dieu; Dieu le Fils unique, qui est dans l’intimité du Père, est celui qui l’a fait connaître. » (Jean 1 :1-3, 14, 18)
Les juifs reconnaissaient que Jésus affirmait être Dieu :
« Cependant, Jésus leur répondit: «Mon Père est à l’œuvre jusqu’à présent; moi aussi, je suis à l’œuvre.» Voilà pourquoi les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir: parce que non seulement il violait le sabbat, mais il appelait aussi Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu. » (Jean 5 :18)
Il est à noter ici que Jean commente lui-même les paroles de Jésus en disant que celui-ci se faisait l’égal de Dieu. Ce n’est donc pas uniquement l’interprétation des juifs de l’époque, mais bien un témoignage apostolique.
« Le Père et moi, nous sommes un. Alors les Juifs prirent de nouveau des pierres pour le lapider. Jésus leur dit: «Je vous ai fait voir beaucoup de belles œuvres qui viennent de mon Père. A cause de laquelle me lapidez-vous?» Les Juifs lui répondirent: «Ce n’est pas pour une belle œuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème, parce que toi, qui es un être humain, tu te fais Dieu.» » (Jean 10 :30-33)
En passant, quand Jésus dit que lui et son père ne font qu’un, il n’est pas en train de dire qu’ils sont la même personne. Cela serait absurde. Le père et le fils ont une relation (Jésus prie régulièrement, par exemple) et en avaient une avant même que Jésus vienne sur Terre; ils sont donc deux personnes bien distinctes. Autrement, quand Jésus prie, cela signifierait que Dieu se parle à lui-même, ce qui est insensé. Dieu serait en plus un menteur, car il semble être deux personnes différentes. Et finalement, Dieu, s’il n’était qu’une seule personne comme certains l’affirment, ne pourrait pas et être dans un état de conscience divine et humaine en même temps, vivant deux expériences distinctes et séparées à la fois.
En revanche, le fils et le père sont de la même nature, c’est-à-dire divine. C’est pour cette raison que Jésus dit faire tout ce que le père lui ordonne (Jean 5 :19, 30; 8 :28), car ils sont d’une même pensée, étant mû par les mêmes buts. Voir mon article sur la trinité (à venir) pour plus d’élaboration. Je vais revenir sur ces versets en Jean qui sont entre parenthèses un peu plus loin dans cet article.
Un disciple reconnaît que Jésus est Dieu et Jésus approuve de sa déclaration :
« Thomas appelé Didyme, l’un des douze, n’était pas avec eux lorsque Jésus vint [après sa résurrection]. Les autres disciples lui dirent donc: «Nous avons vu le Seigneur.» Mais il leur dit: «Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je n’y mets pas mon doigt et si je ne mets pas ma main dans son côté, je ne croirai pas.» Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint alors que les portes étaient fermées, se tint au milieu d’eux et dit: «Que la paix soit avec vous!» Puis il dit à Thomas: «Avance ton doigt ici et regarde mes mains. Avance aussi ta main et mets-la dans mon côté. Ne sois pas incrédule, mais crois!» Thomas lui répondit: «Mon Seigneur et mon Dieu!» Jésus lui dit: «Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru!» » (Jean 20 :24-29)
Jésus est le messie, le fils de Dieu :
« Il demanda à ses disciples: «Qui suis-je, d’après les hommes, moi le Fils de l’homme?» Ils répondirent: «Les uns disent que tu es Jean-Baptiste; les autres, Elie; les autres, Jérémie ou l’un des prophètes.» «Et d’après vous, qui suis-je?» leur dit-il. Simon Pierre répondit: «Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant.» Jésus reprit la parole et lui dit: «Tu es heureux, Simon, fils de Jonas, car ce n’est pas une pensée humaine qui t’a révélé cela, mais c’est mon Père céleste. » (Matthieu 16 :13-17)
« Comme les pharisiens se trouvaient rassemblés, Jésus les interrogea en ces termes: «Que pensez-vous du Messie? De qui est-il le fils?» Ils lui répondirent: «De David.» Et Jésus leur dit: «Comment donc David, animé par l’Esprit, peut-il l’appeler Seigneur lorsqu’il dit: Le Seigneur a dit à mon Seigneur: ‘Assieds-toi à ma droite jusqu’à ce que j’aie fait de tes ennemis ton marchepied’? Si donc David l’appelle Seigneur, comment peut-il être son fils?» » (Matthieu 22 :42-45)
« Le Seigneur », ici, est un terme utilisé pour se référer à Dieu. Assez étrangement, Dieu semble s’adresser à un autre être divin. En effet, les deux individus dans le psaume sont appelés « κύριος », soit seigneur en grec. Si on lit un peu plus loin le Psaume 110, que Jésus cite, on le voit encore :
« L’Eternel l’a juré, et il ne se rétractera pas: «Tu es prêtre pour toujours à la manière de Melchisédek.» Le Seigneur est à ta droite, il écrase des rois le jour de sa colère. » (Psaume 110 :4-5)
Dans la lettre aux Hébreux, le prêtre à la manière de Melchisédek est identifié comme étant Jésus, celui qui présente un sacrifice parfait pour les péchés et qui satisfait la justice de Dieu :
« Christ non plus ne s’est pas attribué la gloire de devenir grand-prêtre, il la tient de celui qui lui a dit: ‘Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui!’ Il dit aussi ailleurs: ‘Tu es prêtre pour toujours à la manière de Melchisédek.’ » (Hébreux 5 :5-6)
Jésus est donc la personne à qui Dieu s’adressait en l’appelant Seigneur. Le terme « fils de l’homme », que Jésus s’attribue, est un terme qui réfère au messie dans les écrits de l’ancien testament, particulièrement dans une prophétie du prophète Daniel :
« Pendant que je regardais dans mes visions nocturnes, quelqu’un qui ressemblait à un fils de l’homme est venu avec les nuées du ciel. Il s’est avancé vers l’Ancien des jours et on l’a fait approcher de lui. On lui a donné la domination, la gloire et le règne, et tous les peuples, les nations et les hommes de toute langue l’ont servi. Sa domination est une domination éternelle qui ne cessera pas et son royaume ne sera jamais détruit. » (Daniel 7 :13-14)
Ce messie partagera la domination souveraine et éternelle de Dieu. Ce n’est pas n’importe qui! Ce n’est pas un simple prophète ni un simple homme. D’autres prophéties messianiques (c.-à-d. au sujet du messie) suggèrent la même chose :
« En effet, un enfant nous est né, un fils nous a été donné, et la souveraineté reposera sur son épaule; on l’appellera merveilleux conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. » (Ésaïe 9 :5)
« Voici que j’enverrai mon messager pour me préparer le chemin. Et soudain, il entrera dans son temple, le Seigneur que vous cherchez; le messager de l’alliance que vous désirez, le voici qui arrive, dit l’Eternel, le maître de l’univers. » (Malachie 3 :1)
Dieu lui-même a verbalement approuvé de Jésus :
« A cette époque-là, Jésus vint de Nazareth en Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain. Au moment où il sortait de l’eau, il vit le ciel s’ouvrir et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe, et une voix se fit entendre du ciel: «Tu es mon Fils bien-aimé, tu as toute mon approbation.» » (Marc 1 :9-11)
Plus tard, lorsque Jésus était seul avec Pierre, Jean et Jacques sur une montagne :
« Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. De la nuée une voix fit entendre ces paroles: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute mon approbation: écoutez-le!» » (Matthieu 17 :5)
Jésus admet clairement être le messie :
« Le grand-prêtre [prit la parole et] lui dit: «Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Messie, le Fils de Dieu.» Jésus lui répondit: «Tu le dis. De plus, je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l’homme assis à la droite du Tout-Puissant et venant sur les nuées du ciel.» » (Matthieu 26 :63-64)
Jésus peut lire dans les pensées et il sait des choses surnaturellement :
« Philippe rencontra Nathanaël et lui dit: «Nous avons trouvé celui que Moïse a décrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé: Jésus de Nazareth, fils de Joseph.» Nathanaël lui dit: «Peut-il sortir quelque chose de bon de Nazareth?» Philippe lui répondit: «Viens et vois.» Jésus vit Nathanaël s’approcher de lui et dit de lui: «Voici vraiment un Israélite en qui il n’y a pas de ruse.» «D’où me connais-tu?» lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit: «Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu.» Nathanaël répondit: «Maître, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël.» Jésus lui répondit: «Parce que je t’ai dit que je t’ai vu sous le figuier, tu crois? Tu verras de plus grandes choses que celles-ci.» Il ajouta: «En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez [désormais] le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme.» » (Jean 1 :45-51)
« Alors, quelques spécialistes de la loi se dirent en eux-mêmes: «Cet homme blasphème.» Mais Jésus connaissait leurs pensées; il dit: «Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées en vous-mêmes? » » (Matthieu 9 :3-4)
Jésus rencontre une femme samaritaine (une secte du judaïsme de l’époque considérée comme hérétique par les juifs d’Israël) pour la première fois, mais il connaît pourtant des détails intimes de sa vie :
« «Va appeler ton mari, lui dit Jésus, et reviens ici.» La femme répondit: «Je n’ai pas de mari.» Jésus lui dit: «Tu as bien fait de dire: ‘Je n’ai pas de mari’, car tu as eu cinq maris et l’homme que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit la vérité.» «Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es un prophète. […] » La femme lui dit: «Je sais que le Messie doit venir, celui que l’on appelle Christ. Quand il sera venu, il nous annoncera tout.» Jésus lui dit: «Je le suis, moi qui te parle.» » (Jean 4 :16-19, 25-26)
Jésus est tout puissant. Il a fait divers miracles : transformer une substance en une autre, créer de la matière à partir de rien, contrôler les éléments naturels, guérir toutes sortes de maladies et finalement ramener des gens d’entre les morts :
« Or, le troisième jour, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples. Comme le vin venait à manquer, la mère de Jésus lui dit: «Ils n’ont plus de vin.» […] Or il y avait là six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs et contenant chacune une centaine de litres. Jésus leur dit: «Remplissez d’eau ces jarres.» Et ils les remplirent jusqu’au bord. «Puisez maintenant, leur dit-il, et apportez-en à l’organisateur du repas.» Et ils lui en apportèrent. L’organisateur du repas goûta l’eau changée en vin. Ne sachant pas d’où venait ce vin, tandis que les serviteurs qui avaient puisé l’eau le savaient bien, il appela le marié et lui dit: «Tout homme sert d’abord le bon vin, puis le moins bon après qu’on s’est enivré; mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent!» » (Jean 2 :1-3, 6-10)
« Comme l’heure était déjà bien tardive, ses disciples s’approchèrent de lui et dirent: «Cet endroit est désert, et il est déjà tard. Renvoie-les [la foule] afin qu’ils aillent dans les campagnes et dans les villages des environs pour s’acheter du pain, car ils n’ont rien à manger.» Jésus leur répondit: «Donnez-leur vous-mêmes à manger!» Mais ils lui dirent: «Faut-il aller acheter des pains pour 200 pièces d’argent et leur donner à manger?» Il leur dit: «Combien de pains avez-vous? Allez voir.» Ils s’en assurèrent et répondirent: «Cinq, et deux poissons.» Alors il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes sur l’herbe verte; ils s’assirent par rangées de 100 et de 50. Il prit les cinq pains et les deux poissons, leva les yeux vers le ciel et prononça la prière de bénédiction. Puis il rompit les pains et les donna aux disciples afin qu’ils les distribuent à la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre tous. Tous mangèrent et furent rassasiés, et l’on emporta douze paniers pleins de morceaux de pain et de ce qui restait des poissons. Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de 5000 hommes. » (Marc 6 :35-44)
« Il monta dans la barque et ses disciples le suivirent. Soudain, il s’éleva sur le lac une si grande tempête que la barque était recouverte par les vagues. […] Alors il se leva, menaça les vents du lac et il y eut un grand calme. Ces hommes furent très étonnés et dirent: «Quel genre d’homme est-ce? Même les vents et la mer lui obéissent!» » (Matthieu 8 :23-24, 26-27)
« La barque se trouvait déjà au milieu du lac, battue par les vagues, car le vent était contraire. A la fin de la nuit, Jésus alla vers eux en marchant sur le lac. Quand les disciples le virent marcher sur le lac, ils furent affolés et dirent: «C’est un fantôme!» et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris. Jésus leur dit aussitôt: «Rassurez-vous, c’est moi. N’ayez pas peur!» Pierre lui répondit: «Seigneur, si c’est toi, ordonne-moi d’aller vers toi sur l’eau.» Jésus lui dit: «Viens!» Pierre sortit de la barque et marcha sur l’eau pour aller vers Jésus, mais, voyant que le vent était fort, il eut peur et, comme il commençait à s’enfoncer, il s’écria: «Seigneur, sauve-moi!» Aussitôt Jésus tendit la main, l’empoigna et lui dit: «Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?» Ils montèrent dans la barque, et le vent tomba. Ceux qui étaient dans la barque vinrent se prosterner devant Jésus en disant: «Tu es vraiment le Fils de Dieu.» » (Matthieu 14 :24-33)
« Alors un lépreux s’approcha, se prosterna devant lui et dit: «Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur.» Jésus tendit la main, le toucha et dit: «Je le veux, sois pur.» Aussitôt il fut purifié de sa lèpre. » (Matthieu 8 :2-3)
« Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance. […] il cracha par terre et fit de la boue avec sa salive. Puis il appliqua cette boue sur les yeux [de l’aveugle] et lui dit: «Va te laver au bassin de Siloé», nom qui signifie «envoyé». Il y alla donc, se lava et revint voyant clair. » (Jean 9 :1, 6-7)
« Le soir venu, on amena vers Jésus de nombreux démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole et guérit tous les malades. Ainsi s’accomplit ce que le prophète Esaïe avait annoncé: ‘Il a pris nos faiblesses et il s’est chargé de nos maladies.’ » (Matthieu 8 :16)
« On parlait de plus en plus de lui et les gens venaient en foule pour l’entendre et pour être guéris [par lui] de leurs maladies. […] Un jour, Jésus enseignait. Des pharisiens et des professeurs de la loi, venus de tous les villages de la Galilée, de la Judée et de Jérusalem, étaient assis là et la puissance du Seigneur se manifestait par des guérisons. Et voici que des hommes qui portaient un paralysé sur une civière cherchaient à le faire entrer et à le placer devant Jésus. Comme ils n’avaient pas trouvé moyen de l’introduire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, par une ouverture, ils le descendirent sur sa civière au milieu de l’assemblée, devant Jésus. Voyant leur foi, Jésus dit: «Mon ami, tes péchés te sont pardonnés.» Les spécialistes de la loi et les pharisiens se mirent à raisonner et à dire: «Qui est cet homme qui profère des blasphèmes? Qui peut pardonner les péchés, si ce n’est Dieu seul?» Jésus connaissait leurs pensées; il prit la parole et leur dit: «Pourquoi raisonnez-vous ainsi dans vos cœurs? Qu’est-ce qui est le plus facile à dire: ‘Tes péchés [te] sont pardonnés’, ou: ‘Lève-toi et marche’? Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés, je te l’ordonne – dit-il au paralysé –, lève-toi, prends ta civière et rentre chez toi.» Celui-ci se leva immédiatement en leur présence, prit la civière sur laquelle il était couché et rentra chez lui en rendant gloire à Dieu. Tous étaient dans l’étonnement et célébraient la gloire de Dieu; remplis de crainte, ils disaient: «Nous avons vu aujourd’hui des choses extraordinaires.» » (Luc 5 :15, 17-26)
Ici, on voit que Jésus avait aussi le pouvoir de pardonner les péchés. C’est quelque chose que seul Dieu peut faire. En effet, lorsqu’on est offensé par quelqu’un, seulement nous pouvons pardonner à cette personne son offense. Ça n’aurait aucun sens de pardonner quelqu’un de fautif au nom d’un autre, alors qu’on n’a soi-même rien à lui reprocher. Puisque nous péchons contre Dieu, seulement lui peut nous pardonner.
C’est justement ce que les pharisiens se sont dit. Mais qu’en est-il de la réponse de Jésus? Est-ce qu’il les a contredits en disant « pourquoi raisonnez-vous ainsi dans vos cœurs »? Ceux-ci l’ont accusé de commettre un blasphème en faisant quelque chose que seul Dieu est censé pouvoir faire, comme ils l’ont d’ailleurs fait à de nombreuses autres reprises tel que vu précédemment. Les témoins de Jéhovah avancent justement la thèse selon laquelle Jésus n’était pas Dieu. Donc quand Jésus dit qu’il a le pouvoir sur Terre (pouvant sous-entendre qu’il ne l’a pas ailleurs), ils y voient justement ça : qu’il n’a pas ces pouvoirs. Il ne fait ces choses que par l’action de Dieu à travers le Saint-Esprit. C’est en fait Dieu le père qui fait tous ces miracles et qui prononce, d’une certaine façon, les paroles que Jésus prononce. De la même manière, lorsqu’il prononçait un pardon, c’était en fait le pardon de Dieu qu’il prononçait. Jésus ne serait que son représentant terrestre, selon le même principe que Moïse ou d’autres prophètes de Dieu. Bien que très peu orthodoxe, c’est une vision possible des choses. Mais est-ce qu’elle tient la route? Premièrement, regardons quelques versets :
« Jésus reprit donc la parole et leur dit: «En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, sinon ce qu’il voit le Père accomplir. Tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement. En effet, le Père aime le Fils et lui montre tout ce que lui-même fait, et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l’étonnement. En effet, tout comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, le Fils aussi donne la vie à qui il veut. […] Je ne peux rien faire de moi-même: je juge d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais celle du Père qui m’a envoyé. » (Jean 5 :19-21, 30)
« Jésus leur dit donc: «Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous reconnaîtrez que moi, je suis et que je ne fais rien de moi-même, mais que je dis ce que mon Père m’a enseigné. Celui qui m’a envoyé est avec moi, il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable.» » (Jean 8 :28-29)
Les témoins de Jéhovah voient un aveu d’impuissance dans les paroles de Jésus : « Je ne peux rien faire de moi-même ». Mais est-ce là vraiment le sens de ces paroles? Jésus dit qu’il fait comme le père, pas qu’il ne fait rien et que c’est en fait Dieu qui fait tout ce que lui semble faire. Donc, Jésus, tel un fils parfait, imite son père et suit son exemple, se soumettant pleinement à son autorité. Rien ici n’indique qu’il ne puisse pas être de condition divine comme son père…
Et Jésus n’est pas qu’un simple imitateur. Non, il décide à qui il donne la vie. Jésus n’est donc pas une marionnette entre les mains de Dieu, servant uniquement de représentant terrestre pour celui-ci, comme Moïse et d’autres ont pu l’être. Il ne fait pas seulement répéter les paroles qui lui ont été ordonnées de dire et il ne fait pas seulement les actions qui lui ont été ordonnées de faire. Jésus agit de son propre chef, de sa propre autorité divine, mais il ne fait rien qui puisse contredire la volonté du père, étant pleinement soumis à celui-ci. Il fait et dit ce que Dieu veut non pas parce que cela lui a été dicté, mais parce que cela lui a été enseigné. La volonté du père et celle du fils sont parfaitement alignées. Il faut garder en tête aussi que Jésus était pleinement humain. Dans son humanité, il était soumis au Père et se laissait instruire par celui-ci. Le Saint-Esprit l’accompagnait et le guidait aussi dans son ministère (Matthieu 3:16, 4:1; Actes 10:38).
Comme on l’a vu et qu’on le verra encore, Jésus n’est pas un simple homme ni un simple prophète. Il avait une autorité qu’eux n’avaient pas. Dieu a donné à Jésus la domination, la gloire et le règne éternel. En attendant la fin des temps et le royaume à venir, il est assis à la droite de Dieu. On ne parle pas de n’importe qui ici. Donc lorsque Jésus reprend les pharisiens sur leur accusation de blasphème et qu’il précise que le messie a non seulement le pouvoir sur Terre de guérir les malades mais aussi le pouvoir de pardonner les péchés, il ne cherche pas à préciser que c’est seulement sur Terre qu’il a ce pouvoir, mais plutôt qu’il a bel et bien ce pouvoir. Il peut réellement pardonner les péchés même si cela est une action réservée à Dieu. Il aurait pu simplement dire qu’il le faisait au nom de Dieu, et non de sa propre autorité, si cela avait été ce qu’il voulait dire.
Jésus a ramené des morts à la vie :
« Alors vint un des chefs de la synagogue, du nom de Jaïrus. Lorsqu’il aperçut Jésus, il se jeta à ses pieds et le supplia avec insistance: «Ma petite fille est sur le point de mourir. Viens, pose les mains sur elle afin qu’elle soit sauvée, et elle vivra.» Jésus s’en alla avec lui. […] Il parlait encore quand des gens arrivèrent de chez le chef de la synagogue et lui dirent: «Ta fille est morte. Pourquoi déranger encore le maître?» Dès qu’il entendit cette parole, Jésus dit au chef de la synagogue: «N’aie pas peur, crois seulement.» Et il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques et Jean, le frère de Jacques. […] Il prit avec lui le père et la mère de l’enfant et ceux qui l’avaient accompagné, et il entra là où l’enfant était [couchée]. Il la prit par la main et lui dit: «Talitha koumi», ce qui signifie: «Jeune fille, lève-toi, je te le dis». Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher, car elle avait 12 ans. Ils furent [aussitôt] remplis d’un grand étonnement. » (Marc 5 :21-24, 35-37, 40-42)
« Jésus leur dit alors ouvertement: «Lazare est mort. » […] A son arrivée, Jésus trouva que Lazare était depuis quatre jours déjà dans le tombeau. […] il cria d’une voix forte: «Lazare, sors!» Et le mort sortit, les pieds et les mains attachés par des bandelettes et le visage enveloppé d’un linge. Jésus leur dit: «Détachez-le et laissez-le s’en aller.» (Jean 11 :14, 17, 43-44)
Jésus avait autorité sur la loi de Moïse (donnée par Dieu), entre autres ce qui concerne le sabbat (un des dix commandements). Le sabbat consistait en un jour saint où l’on devait se reposer et ne faire aucun travail. Enfreindre le sabbat était punissable de mort :
« Souviens-toi de faire du jour du repos un jour saint. Pendant 6 jours, tu travailleras et tu feras tout ce que tu dois faire. Mais le septième jour est le jour du repos de l’Eternel, ton Dieu. Tu ne feras aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton esclave, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui habite chez toi. En effet, en 6 jours l’Eternel a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve, et il s’est reposé le septième jour. Voilà pourquoi l’Eternel a béni le jour du repos et en a fait un jour saint. » (Exode 20 :8-11)
« Pendant 6 jours on travaillera, mais le septième jour sera saint pour vous. C’est le sabbat, le jour du repos, consacré à l’Eternel. Celui qui accomplira un travail ce jour-là sera puni de mort. » (Exode 35 :2)
« Là se trouvait un homme infirme depuis 38 ans. Jésus le vit couché et, sachant qu’il était malade depuis longtemps, il lui dit: «Veux-tu être guéri?» L’infirme lui répondit: «Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine quand l’eau est agitée, et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi.» «Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton brancard et marche.» Aussitôt cet homme fut guéri; il prit son brancard et se mit à marcher. C’était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri: «C’est le sabbat; il ne t’est pas permis de porter ton brancard.» Il leur répondit: «Celui qui m’a guéri m’a dit: ‘Prends ton brancard et marche.’» […] C’est pourquoi les Juifs poursuivaient Jésus [et cherchaient à le faire mourir], parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat. » (Jean 5 :5-11, 16)
C’est assez incroyable que des gens perdent de vue complètement ce qui est important dans la vie! Un homme paralysé est guéri et, plutôt que d’être content pour lui, tout ce qui leur importe est qu’il n’a pas le droit de marcher avec le brancard qui l’a soutenue toute sa vie. Mais quelle folie!
La suite de l’histoire de l’aveugle né :
« Ils menèrent vers les pharisiens l’homme qui avait été aveugle. Or c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. A leur tour, les pharisiens lui demandèrent comment il avait pu voir. Il leur dit: «Il a appliqué de la boue sur mes yeux, je me suis lavé et je vois.» Là-dessus, quelques-uns des pharisiens disaient: «Cet homme ne vient pas de Dieu, car il ne respecte pas le sabbat», mais d’autres disaient: «Comment un homme pécheur peut-il faire de tels signes miraculeux?» Et il y eut division parmi eux. » (Jean 9 :14-17)
« A cette époque-là, Jésus traversa des champs de blé un jour de sabbat. Ses disciples, qui avaient faim, se mirent à arracher des épis et à manger. A cette vue, les pharisiens lui dirent: «Regarde, tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire pendant le sabbat.» Mais Jésus leur répondit: «N’avez-vous pas lu ce qu’a fait David lorsqu’il a eu faim, lui et ses compagnons? Il est entré dans la maison de Dieu et a mangé les pains consacrés que ni lui ni ses compagnons n’avaient le droit de manger et qui étaient réservés aux prêtres seuls! Ou n’avez-vous pas lu dans la loi que, les jours de sabbat, les prêtres violent le sabbat dans le temple sans se rendre coupables? Or, je vous le dis, il y a ici plus grand que le temple. Si vous saviez ce que signifie: ‘Je désire la bonté, et non les sacrifices’, vous n’auriez pas condamné des innocents. En effet, le Fils de l’homme est le Seigneur du sabbat. Jésus partit de là et entra dans la synagogue. Il s’y trouvait un homme qui avait la main paralysée. Ils demandèrent à Jésus: «Est-il permis de faire une guérison le jour du sabbat?» C’était afin de pouvoir l’accuser. Il leur répondit: «Lequel de vous, s’il n’a qu’une brebis et qu’elle tombe dans un trou le jour du sabbat, n’ira pas la retirer de là? Or, un homme vaut beaucoup plus qu’une brebis! Il est donc permis de faire du bien les jours de sabbat.» Alors il dit à l’homme: «Tends la main.» Il la tendit, et elle devint saine [comme l’autre]. » (Matthieu 12 :1-13)
Jésus a clarifié avec autorité plusieurs points de la loi de Dieu :
« A la vue de ces foules, Jésus monta sur la montagne. Il s’assit et ses disciples s’approchèrent de lui. Puis il prit la parole pour les enseigner; il dit: […] Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. En effet, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre n’auront pas disparu, pas une seule lettre ni un seul trait de lettre ne disparaîtra de la loi avant que tout ne soit arrivé. Celui donc qui violera l’un de ces plus petits commandements et qui enseignera aux hommes à faire de même sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les mettra en pratique et les enseignera aux autres, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. En effet, je vous le dis, si votre justice ne dépasse pas celle des spécialistes de la loi et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens: ‘Tu ne commettras pas de meurtre; celui qui commet un meurtre mérite de passer en jugement.’ Mais moi je vous dis: Tout homme qui se met [sans raison] en colère contre son frère mérite de passer en jugement; celui qui traite son frère d’imbécile mérite d’être puni par le tribunal, et celui qui le traite de fou mérite d’être puni par le feu de l’enfer. […] Mets-toi rapidement d’accord avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu’il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l’officier de justice et que tu ne sois mis en prison. Je te le dis en vérité, tu n’en sortiras pas avant d’avoir remboursé jusqu’au dernier centime. Vous avez appris qu’il a été dit: Tu ne commettras pas d’adultère. Mais moi je vous dis: Tout homme qui regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. […] Il a été dit: Que celui qui renvoie sa femme lui donne une lettre de divorce. Mais moi, je vous dis: Celui qui renvoie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère, et celui qui épouse une femme divorcée commet un adultère. Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens: Tu ne violeras pas ton serment, mais tu accompliras ce que tu as promis au Seigneur. Mais moi je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, parce que c’est le trône de Dieu, ni par la terre, parce que c’est son marchepied, ni par Jérusalem, parce que c’est la ville du grand roi. Ne jure pas non plus par ta tête, car tu ne peux pas rendre blanc ou noir un seul cheveu. Que votre parole soit ‘oui’ pour oui, ‘non’ pour non; ce qu’on y ajoute vient du mal. Vous avez appris qu’il a été dit: Œil pour œil et dent pour dent. Mais moi je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre. Si quelqu’un veut te faire un procès et prendre ta chemise, laisse-lui encore ton manteau. Si quelqu’un te force à faire un kilomètre, fais-en deux avec lui. Donne à celui qui t’adresse une demande et ne te détourne pas de celui qui veut te faire un emprunt. Vous avez appris qu’il a été dit: ‘Tu aimeras ton prochain et tu détesteras ton ennemi.’ Mais moi je vous dis: Aimez vos ennemis, [bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous détestent] et priez pour ceux [qui vous maltraitent et] qui vous persécutent, afin d’être les fils de votre Père céleste. En effet, il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous? Les collecteurs d’impôts n’agissent-ils pas de même? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire? Les membres des autres peuples n’agissent-ils pas de même? Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait. » (Matthieu 5 :1-2, 17-48)
« Quand Jésus eut fini de prononcer ces paroles, les foules restèrent frappées par son enseignement, car il enseignait avec autorité, et non comme leurs spécialistes de la loi. » (Matthieu 7 :28-29)
Il avait pleine autorité sur les démons :
« Dès que Jésus fut hors de la barque, un homme vint à sa rencontre; il sortait des tombeaux et il était animé par un esprit impur. Cet homme habitait dans les tombeaux, et personne ne pouvait plus l’attacher, même avec une chaîne. En effet, souvent on l’avait attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait cassé les chaînes et brisé les fers, et personne n’avait la force de le maîtriser. Il était sans cesse, nuit et jour, dans les tombeaux et sur les montagnes; il criait et se blessait lui-même avec des pierres. Il vit Jésus de loin, accourut, se prosterna devant lui et s’écria d’une voix forte: «Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut? Je t’en supplie au nom de Dieu, ne me tourmente pas.» En effet, Jésus lui disait: «Sors de cet homme, esprit impur!» Il lui demanda: «Quel est ton nom?» «Mon nom est légion, car nous sommes nombreux», répondit-il. […] Les esprits impurs sortirent de l’homme. […] Les gens allèrent voir ce qui était arrivé. Ils vinrent vers Jésus et virent le démoniaque, celui qui avait eu la légion de démons, assis, habillé et dans son bon sens. » (Marc 5 :2-9, 13, 14-15)
Lorsqu’ils furent arrivés près de la foule, un homme vint se jeter à genoux devant Jésus et dit: «Seigneur, aie pitié de mon fils qui est épileptique et qui souffre cruellement; il tombe souvent dans le feu ou dans l’eau. […] Jésus menaça le démon, qui sortit de l’enfant, et celui-ci fut guéri à partir de ce moment-là. » (Matthieu 17 :14-15, 18)
Jésus s’est associé clairement à Dieu :
« Il leur dit: «Vous êtes d’en bas; moi, je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde; moi, je ne suis pas de ce monde. C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. En effet, si vous ne croyez pas que moi, je suis, vous mourrez dans vos péchés.» […] Jésus leur dit donc: «Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous reconnaîtrez que moi, je suis et que je ne fais rien de moi-même, mais que je dis ce que mon Père m’a enseigné. Celui qui m’a envoyé est avec moi, il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable.» […] Votre ancêtre Abraham a été rempli de joie à la pensée de voir mon jour; il l’a vu et il s’est réjoui.» Les Juifs lui dirent: «Tu n’as pas encore 50 ans et tu as vu Abraham!» Jésus leur dit: «En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham soit né, je suis.» » (Jean 8 :23-24, 28-29, 56-58)
Les juifs savaient très bien qu’en disant cela, Jésus s’associait à Dieu. C’est ce que leur réaction atteste aussi :
« Là-dessus, ils prirent des pierres pour les jeter contre lui, mais Jésus se cacha et sortit du temple. » (Jean 8 :59)
En effet, « Je suis » est le nom que Dieu lui-même a donné à Moïse quand celui-ci lui a demandé qui il était :
« Moïse dit à Dieu: «J’irai donc trouver les Israélites et je leur dirai: ‘Le Dieu de vos ancêtres m’envoie vers vous.’ Mais s’ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je?» Dieu dit à Moïse: «Je suis celui qui suis.» Et il ajouta: «Voici ce que tu diras aux Israélites: ‘Je suis m’a envoyé vers vous.’» […] Tel est mon nom pour toujours, tel est le nom sous lequel on fera appel à moi de génération en génération. » (Exode 2 :13-15)
« Je suis », dans le grec, signifie plus exactement « celui étant » ou « celui qui est ». Autrement dit, Dieu affirme non seulement sa propre existence mais qu’il est la source de toute existence; il est l’existence même, l’existence absolue, l’être suprême.
Jésus s’identifie d’une manière semblable à plusieurs reprises :
« Jésus lui répondit: «Toute personne qui boit de cette eau-ci aura encore soif. En revanche, celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.» » (Jean 4 :13-13)
« Jésus leur dit: «C’est moi qui suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim et celui qui croit en moi n’aura jamais soif. » (Jean 6 :35)
« Jésus leur parla de nouveau. Il dit: «Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura au contraire la lumière de la vie.» » (Jean 8 :12)
« Jésus lui dit: «C’est moi qui suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt; et toute personne qui vit et croit en moi ne mourra jamais. » » (Jean 11 :25)
« Jésus lui dit: «C’est moi qui suis le chemin, la vérité et la vie. On ne vient au Père qu’en passant par moi. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez et vous l’avez vu.» […] Celui qui m’a vu a vu le Père. » (Jean 14 :6-7, 9)
Jésus est plutôt explicite. Celui qui trouve Dieu trouve la vie et celui qui le rejette trouve la mort :
« En effet, celui qui me trouve a trouvé la vie, il a obtenu la faveur de l’Eternel. En revanche, celui qui pèche contre moi se fait du tort à lui-même. Tous ceux qui me détestent aiment la mort.» (Proverbes 8 :36-37)
Le témoignage des lettres apostoliques
« […] et les patriarches; c’est d’eux que le Christ est issu dans son humanité, lui qui est au-dessus de tout, Dieu béni éternellement. » (Romains 9 :5)
« Si tu reconnais publiquement de ta bouche que Jésus est le Seigneur et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité, tu seras sauvé. […] En effet, ‘toute personne qui fera appel au nom du Seigneur sera sauvée’. » (Romains 10 :9, 13)
Paul applique à Jésus un passage de l’ancien testament qui réfère à Dieu :
« Alors toute personne qui fera appel au nom de l’Eternel sera sauvée […] » (Joël 3 :5)
« Que votre attitude soit identique à celle de Jésus-Christ: lui qui est de condition divine, il n’a pas regardé son égalité avec Dieu comme un butin à préserver, mais il s’est dépouillé lui-même en prenant une condition de serviteur, en devenant semblable aux êtres humains. Reconnu comme un simple homme, il s’est humilié lui-même en faisant preuve d’obéissance jusqu’à la mort, même la mort sur la croix. C’est aussi pourquoi Dieu l’a élevé à la plus haute place et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom afin qu’au nom de Jésus chacun plie le genou dans le ciel, sur la terre et sous la terre et que toute langue reconnaisse que Jésus-Christ est le Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. » (Philippiens 2 :5-11)
« Le Fils est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création. En effet, c’est en lui que tout a été créé dans le ciel et sur la terre, le visible et l’invisible, trônes, souverainetés, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. Il existe avant toutes choses et tout subsiste en lui. Il est la tête du corps qu’est l’Eglise; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier. En effet, Dieu a voulu que toute sa plénitude habite en lui. Il a voulu par Christ tout réconcilier avec lui-même, aussi bien ce qui est sur la terre que ce qui est dans le ciel, en faisant la paix à travers lui, par son sang versé sur la croix. » (Colossiens 1 :15-20)
« En effet, c’est en lui [Christ] qu’habite corporellement toute la plénitude de la divinité. » (Colossiens 2 :9)
« Le Dieu qui ne ment pas l’avait promise avant tous les temps, et au moment voulu il a révélé sa parole par la prédication qui m’a été confiée sur ordre de Dieu notre Sauveur. […] Jésus-Christ notre Sauveur! » (Tite 1 :2-4)
« En effet, auquel des anges Dieu a-t-il déjà dit: ‘Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui’? Et encore: ‘Je serai pour lui un père et il sera pour moi un fils’? Par contre, lorsqu’il introduit le premier-né dans le monde, il dit: ‘Que tous les anges de Dieu se prosternent devant lui!’ De plus, au sujet des anges, il dit: ‘Il fait de ses anges des esprits, et de ses serviteurs une flamme de feu.’ Mais il dit au Fils: ‘Ton trône, ô Dieu, est éternel. Le sceptre de ton règne est un sceptre de justice. Tu as aimé la justice et tu as détesté la méchanceté; c’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a désigné par onction comme roi, de préférence à tes compagnons, avec une huile de joie.’ Et: ‘C’est toi, Seigneur, qui au commencement as fondé la terre, et le ciel est l’œuvre de tes mains. Eux, ils disparaîtront, tandis que toi, tu restes là. Ils vieilliront tous comme un vêtement. Tu les enrouleras comme un manteau, ils seront remplacés [comme un vêtement]. Mais toi, tu es toujours le même et ton existence n’aura pas de fin.’ Enfin, auquel des anges a-t-il déjà dit: ‘Assieds-toi à ma droite jusqu’à ce que j’aie fait de tes ennemis ton marchepied’? Les anges ne sont-ils pas tous des esprits au service de Dieu, envoyés pour apporter de l’aide à ceux qui vont hériter du salut? » (Hébreux 1 :5-14)
Ce passage est particulièrement retentissant quand on pense aux Témoins de Jéhovah qui affirment que Jésus est un ange. Jésus n’est absolument pas un ange! Au contraire, le messie, le fils, est appelé Dieu! En plus, l’auteur spécifie clairement que Dieu n’a jamais dit ces choses à aucun ange. Ceux-ci existent pour servir Dieu et ses élus.
« C’est pourquoi, en entrant dans le monde, Christ dit: ‘Tu n’as voulu ni sacrifices ni offrandes, mais tu m’as formé un corps; tu n’as accepté ni holocaustes ni sacrifices pour le péché’, alors j’ai dit: ‘Me voici, je viens – dans le rouleau du livre il est écrit à mon sujet – pour faire, ô Dieu, ta volonté.’ » (Hébreux 10 :5-6)
« De plus, il y a eu des prêtres lévitiques en assez grand nombre, parce que la mort les empêchait de rester en fonction; mais lui, parce qu’il demeure éternellement, possède la fonction de prêtre qui ne se transmet pas. Par conséquent, il peut aussi sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu à travers lui, puisqu’il est toujours vivant pour intercéder en leur faveur. […] Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et pour l’éternité. » (Hébreux 7 :23-25, 13 :8)
Jésus existait déjà avant d’avoir un corps et il s’est offert à venir sur Terre.
« De la part de Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont reçu, par la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ, une foi du même prix que la nôtre: que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur! » (2 Pierre 2 :1-2)
« […] de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né d’entre les morts et le chef des rois de la terre! […] Le voici qui vient avec les nuées. Tout œil le verra, même ceux qui l’ont transpercé, et toutes les familles de la terre pleureront amèrement sur lui. Oui. Amen! «Je suis l’Alpha et l’Oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant.» » (Apocalypse 1 :5, 7-8)
«Je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif, je donnerai à boire gratuitement de la source de l’eau de la vie. » (Apocalypse 21 :6)
« Voici, je viens bientôt et j’apporte avec moi ma récompense pour traiter chacun conformément à son œuvre. […] Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. […] Moi Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous attester ces choses dans les Eglises. Je suis le rejeton de la racine de David et son descendant, l’étoile brillante du matin. » (Apocalypse 22 :12-13, 16)
Conclusion
Selon tout ce que nous avons vu, la perspective biblique est bel et bien que Jésus est le messie, le Fils de Dieu et Dieu lui-même incarné. Jésus a manifesté tous les attributs de Dieu (éternel, connaissance surnaturelle, puissance, perfection morale) par ses agissements et ses paroles durant son ministère. C’est de ce fait, ainsi que des affirmations plus explicites de la part des apôtres, que nous concluons que Jésus est un être divin au même titre que Dieu le père tout en demeurant néanmoins une personne distincte de celui-ci.
Certaines personnes disent que la divinité de Jésus est une invention de l’apôtre Jean, le dernier à avoir écrit un évangile, dû à un développement légendaire qui se serait fait au fil des années. Pourtant, nous avons bien vu que chaque évangile est imprégné de cette perspective, sans compter les lettres des différents apôtres. Voir mon prochain article pour l’élaboration théologique et philosophique de la question.