Étiquettes
Bible, Dieu, homme sage, Jésus, menteur, quadrilemme, trilemme
Comme j’en ai parlé dans mon précédent article, il y a 4 possibilités expliquant l’histoire de ce fameux Jésus et visant principalement son identité. Soit c’était un fou, un menteur, Dieu incarné et le messie ou bien une légende. Comme je l’ai aussi mentionné dans mon dernier article, Jésus a fait des affirmations plutôt inusitées. Jésus s’attribuait des attributs divins et a été décrit comme possédant des pouvoirs divins. Il a pardonné des péchés, il a ajouté des précisions à la loi, il contrôlait la nature, il a prédit le futur et savait des choses surnaturellement, il a créé de la matière ou l’a transformé, il guérissait les malades, il avait autorité sur les démons, il a ramené des gens qui étaient morts à la vie et lui-même en est revenu. Clairement, seul un être divin aurait pu faire tout ça. On peut donc éliminer la possibilité que certaines personnes ont suggérée comme quoi Jésus n’était qu’un simple homme sage ayant enseigné de belles leçons éthiques. Une personne qui dit ça est sérieusement dans l’ignorance au sujet de Jésus. Il a effectivement donné de beaux enseignements, mais certainement il ne peut être qu’un simple homme sage à la lumière de toutes ses affirmations et actions.
Normalement, une personne qui dit être Dieu n’est pas louée comme étant une personne sage et saine d’esprit, même si elle peut paraître avoir beaucoup de lucidité et dire des choses intelligentes. En psychologie, on a un nom pour ce que ces gens vivent : un délire mystique. C’est une forme de psychose, c’est-à-dire un détachement de la réalité avec des hallucinations et des croyances qui n’ont pas de fondements et qui n’ont pas non plus de bon sens. Si donc Jésus se croyait Dieu mais ne l’était pas vraiment, alors il ne devait pas avoir toute sa tête. Certains ont proposé que peut-être il croyait sincèrement être Dieu mais qu’il était juste dans l’erreur, sans être fou. Toutefois, on peut difficilement se tromper sur ce genre de choses! Quand on est le créateur de tout, l’être absolu de l’univers, on devrait le savoir pour sûr! Quelqu’un qui se trompe de la sorte ne peut qu’être déraisonné et donc fou.
D’autres, pour éviter l’option de la folie, ont spéculé que peut-être il a menti sur son identité pour avoir un plus grand impact et pour que son message d’amour et de paix puisse rejoindre plus de gens. Déjà, cette compréhension des buts de Jésus est très naïve et très ignorante étant donné les données qu’on a à son sujet. Voici justement ce que Jésus dit lui-même au sujet de sa mission sur Terre :
« Quant à Jésus, il s’écria: «Celui qui croit en moi ne croit pas seulement en moi, mais en celui qui m’a envoyé, et celui qui me voit voit celui qui m’a envoyé. Moi, la lumière, je suis venu dans le monde afin que quiconque croit en moi ne reste pas dans les ténèbres. Si quelqu’un entend mes paroles mais n’y croit pas, ce n’est pas moi qui le juge, car je suis venu non pour juger le monde, mais pour le sauver. Celui qui me rejette et qui n’accepte pas mes paroles a son juge: la parole que j’ai annoncée, c’est elle qui le jugera, le dernier jour. En effet, je n’ai pas parlé de ma propre initiative, mais le Père, qui m’a envoyé, m’a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer, et je sais que son commandement est la vie éternelle. C’est pourquoi ce que j’annonce, je l’annonce comme le Père me l’a dit.» » (Jean 12 :44-50)
Ensuite, quelqu’un qui ment pour que ses enseignements moraux touchent plus de gens peut difficilement être considéré comme étant quelqu’un d’admirable sur le plan moral. D’autres encore ont dit qu’il a menti pour obtenir un gain quelconque. Les trois gains motivant le plus probablement ce genre de mensonge sont l’argent, le sexe et le prestige ou l’influence/le pouvoir. Le détective d’expérience J. Warner Wallace affirme que lorsque quelqu’un commet un méfait, il est généralement motivé par l’un de ces trois gains potentiels. Beaucoup à travers l’histoire ont tenté de partir des mouvements religieux, alors qu’ils étaient des charlatans. On nomme souvent ce genre de groupe une secte et, bien souvent, son leader reçoit des bénéfices sexuels et monétaires et du contrôle. Peut-être que Jésus était un tel charlatan?
Qu’est-ce que Jésus avait à gagner en mentant ainsi?
Jésus s’est-il enrichi par son ministère?
Voici ce que les évangiles rapportent au sujet des enseignements de Jésus sur l’argent :
« Gardez-vous bien de faire des dons devant les hommes pour qu’ils vous regardent; sinon, vous n’aurez pas de récompense auprès de votre Père céleste. Donc, lorsque tu fais un don à quelqu’un, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme le font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues afin de recevoir la gloire qui vient des hommes. Je vous le dis en vérité, ils ont leur récompense. Mais toi, quand tu fais un don, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite, afin que ton don se fasse en secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra [lui-même ouvertement]. » (Matthieu 6 :1-4)
« Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où les mites et la rouille détruisent et où les voleurs percent les murs pour voler, mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où les mites et la rouille ne détruisent pas et où les voleurs ne peuvent pas percer les murs ni voler! En effet, là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. […] Personne ne peut servir deux maîtres, car ou il détestera le premier et aimera le second, ou il s’attachera au premier et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir Dieu et l’argent. C’est pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas de ce que vous mangerez [et boirez] pour vivre, ni de ce dont vous habillerez votre corps. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture et le corps plus que le vêtement? Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment pas et ne moissonnent pas, ils n’amassent rien dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux? Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter un instant à la durée de sa vie? Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement? Etudiez comment poussent les plus belles fleurs des champs: elles ne travaillent pas et ne tissent pas; cependant je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’a pas eu d’aussi belles tenues que l’une d’elles. Si Dieu habille ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au feu, ne le fera-t-il pas bien plus volontiers pour vous, gens de peu de foi? Ne vous inquiétez donc pas et ne dites pas: ‘Que mangerons-nous? Que boirons-nous? Avec quoi nous habillerons-nous?’ En effet, tout cela, ce sont les membres des autres peuples qui le recherchent. Or, votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Recherchez d’abord le royaume et la justice de Dieu, et tout cela vous sera donné en plus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain, car le lendemain prendra soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. » (Matthieu 6 :19-21, 24-34)
Salomon était un roi extrêmement riche qu’Israël a eu.
« Du milieu de la foule, quelqu’un dit à Jésus: «Maître, dis à mon frère de partager notre héritage avec moi.» Jésus lui répondit: «Qui m’a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages?» Puis il leur dit: «Gardez-vous avec soin de toute soif de posséder, car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, même s’il est dans l’abondance.» Il leur dit cette parabole: «Les terres d’un homme riche avaient beaucoup rapporté. Il raisonnait en lui-même, disant: ‘Que vais-je faire? En effet, je n’ai pas de place pour rentrer ma récolte. Voici ce que je vais faire, se dit-il: j’abattrai mes greniers, j’en construirai de plus grands, j’y amasserai toute ma récolte et tous mes biens, et je dirai à mon âme: Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour de nombreuses années; repose-toi, mange, bois et réjouis-toi.’ Mais Dieu lui dit: ‘Homme dépourvu de bon sens! Cette nuit même, ton âme te sera redemandée, et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il?’ Voilà quelle est la situation de celui qui amasse des trésors pour lui-même et qui n’est pas riche pour Dieu.» […] Vendez ce que vous possédez et faites don de l’argent. Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas, un trésor inépuisable dans le ciel, où le voleur n’approche pas et où la mite ne détruit pas. En effet, là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur. » (Luc 12 :13-21, 33-34)
« Un spécialiste de la loi s’approcha et lui dit: «Maître, je te suivrai partout où tu iras.» Jésus lui répondit: «Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l’homme n’a pas un endroit où il puisse reposer sa tête.» » (Matthieu 8 :19-20)
En effet, Jésus était un prédicateur itinérant. Il allait partout pour enseigner et n’avait donc pas de maison.
« Comme Jésus se mettait en chemin, un homme accourut et se jeta à genoux devant lui: «Bon maître, lui demanda-t-il, que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle?» Jésus lui dit: «Pourquoi m’appelles-tu bon? Personne n’est bon, si ce n’est Dieu seul. Tu connais les commandements: Tu ne commettras pas d’adultère; tu ne commettras pas de meurtre; tu ne commettras pas de vol; tu ne porteras pas de faux témoignage; tu ne feras de tort à personne; honore ton père et ta mère.» Il lui répondit: «Maître, j’ai respecté tous ces commandements dès ma jeunesse.» L’ayant regardé, Jésus l’aima, et il lui dit: «Il te manque une chose: va vendre tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, [charge-toi de la croix] et suis-moi.» Mais l’homme s’assombrit à cette parole et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. Regardant autour de lui, Jésus dit à ses disciples: «Qu’il est difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu!» Les disciples furent effrayés de ce que Jésus parlait ainsi. Il reprit: «Mes enfants, qu’il est difficile [à ceux qui se confient dans les richesses] d’entrer dans le royaume de Dieu! Il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu.» Les disciples furent encore plus étonnés et se dirent les uns aux autres: «Qui donc peut être sauvé?» Jésus les regarda et dit: «Aux hommes cela est impossible, mais non à Dieu, car tout est possible à Dieu.» Alors Pierre lui dit: «Nous avons tout quitté et nous t’avons suivi.» Jésus répondit: «Je vous le dis en vérité, personne n’aura quitté à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle sa maison ou ses frères, ses sœurs, sa mère, son père, [sa femme,] ses enfants ou ses terres, sans recevoir au centuple, dans le temps présent, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants et des terres, avec des persécutions et, dans le monde à venir, la vie éternelle. Bien des premiers seront les derniers et bien des derniers seront les premiers.» » (Marc 10 :17-31)
Ici, on pourrait être tenté de dire qu’on a trouvé le pot aux roses, la faille du christianisme. Jésus promettait qu’on recevrait au centuple tout ce qu’on donnerait. C’est le même genre d’appât que les fraudeurs de ventes pyramidales présentent. C’est aussi ce que beaucoup de télévangélistes et autres prédicateurs promettent : « donnez-nous votre argent, Dieu vous le rendra au centuple ». Une belle magouille. La différence, ici, c’est que Jésus n’empoche rien. Il encourage le riche à donner aux pauvres. Difficilement répréhensible. De plus, c’est cohérent avec son enseignement comme quoi Dieu s’occupe de pourvoir à nos besoins et qu’il ne sert à rien de s’accumuler plein de choses juste au cas où. De plus, il promet aussi des persécutions avec les compensations que Dieu va pourvoir. Tout n’est pas rose. Ultimement, la vraie récompense c’est la vie éternelle. De ce qu’on connaît de Jésus et des apôtres, ils n’ont pas eu une vie longue et heureuse/facile. Jésus est mort par exécution à 33 ans et la plupart des apôtres sont aussi morts assassinés à cause de leur foi. Donc tout abandonner dans ce monde pour recevoir un héritage après la mort, ce n’est pas une offre pour tout le monde, disons ça comme ça. En passant, « les maisons, les frères, les sœurs, les mères, les enfants et les terres » représente la communauté chrétienne, royaume de Dieu déjà présent sur Terre. Il ne s’agit pas de devenir riche et de se faire adopter par plein de familles différentes ici! Il n’y a aucune logique dans l’idée d’abandonner ses possessions pour magiquement en avoir plus qu’on en avait avant… De plus, on voit très bien la réalité de cette promesse dans le livre des actes :
« Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières. […] Tous ceux qui croyaient étaient ensemble et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et ils en partageaient le produit entre tous, en fonction des besoins. » (Actes 2 :42, 44-45)
Les disciples de Jésus le supportaient financièrement durant son ministère :
« Ensuite, Jésus alla de ville en ville et de village en village. Il prêchait et annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu. Les douze l’accompagnaient, avec quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits mauvais et de maladies: Marie, dite de Magdala, dont étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Chuza l’intendant d’Hérode, Susanne et beaucoup d’autres, qui le servaient en l’assistant de leurs biens. (Luc 8 :1-3)
Certains pourraient y voir là une forme d’abus, comme quoi Jésus vivait aux dépends des autres. Toutefois, c’était sa seule source de revenue durant son ministère et c’était le salaire qu’il recevait pour son travail. Rien n’indique qu’il recevait plus que ce qu’il nécessitait. Autrement dit, s’il a faim, on le nourrit, s’il a besoin d’un lit chaud, on lui en prête un, etc. Ses disciples n’auraient jamais continué à le financer s’il enseignait sur l’humilité financière alors qu’il leur prenait leur argent pour s’enrichir. Jésus lui-même avait un métier avant de débuter son ministère. Il était charpentier et les gens le savaient :
« N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon? » (Marc 6 :3)
Ce n’était pas un « no life » ni un profiteur. Il avait un métier et à ce moment de sa vie son travail était de parler au nom de Dieu et d’annoncer son royaume.
« Ils se mirent à observer Jésus et ils envoyèrent des hommes qui faisaient semblant d’être des justes pour le prendre au piège de ses propres paroles, afin de le livrer au pouvoir et à l’autorité du gouverneur. Ils lui posèrent cette question: «Maître, nous savons que tu parles et enseignes avec droiture et que tu ne tiens pas compte de l’apparence, mais que tu enseignes le chemin de Dieu en toute vérité. Nous est-il permis, ou non, de payer l’impôt à l’empereur?» Jésus discerna leur ruse et leur répondit: «[Pourquoi me tendez-vous un piège?] Montrez-moi une pièce de monnaie. De qui porte-t-elle l’effigie et l’inscription?» «De l’empereur», répondirent-ils. Alors il leur dit: «Rendez donc à l’empereur ce qui est à l’empereur et à Dieu ce qui est à Dieu.» Ils ne purent pas le prendre en défaut dans ce qu’il disait devant le peuple; étonnés de sa réponse, ils gardèrent le silence. » (Luc 20 :20-26)
D’où l’expression populaire « rendez à César ce qui à César ». Israël à ce moment-là était sous domination romaine. Plusieurs juifs étaient des zélotes, c’est-à-dire des rebelles politiques qui voulaient voir Israël redevenir libre et qui s’opposaient aux exigences de Rome, telles leurs taxes. Ils déclenchaient aussi des émeutes violentes. L’homme qui a été libéré par l’empereur à la place de Jésus juste avant sa crucifixion était un criminel de la sorte.
« Jésus était assis vis-à-vis du tronc et regardait comment la foule y mettait de l’argent. De nombreux riches mettaient beaucoup. Une pauvre veuve vint aussi; elle y mit deux petites pièces, une toute petite somme. Alors Jésus appela ses disciples et leur dit: «Je vous le dis en vérité, cette pauvre veuve a donné plus que tous ceux qui ont mis dans le tronc, car tous ont pris de leur superflu pour mettre dans le tronc, tandis qu’elle, elle a mis de son nécessaire, tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre.» » (Marc 12 :41-44)
Les enseignements que Jésus a donnés ne sont pas ceux qu’il aurait donnés s’il avait voulu s’enrichir. De plus, s’il avait un moindrement enfreint ses propres enseignements, qui étaient parfois très sévères et rigides, alors certainement il aurait perdu sa crédibilité auprès du peuple. Il encourageait les gens à ne pas aimer les richesses et à ne pas s’en accumuler, à plutôt faire confiance à Dieu, à être généreux envers les autres, surtout ceux dans le besoin, à ne pas se vanter de cette générosité et donc à n’en retirer aucun prestige.
Jésus lui-même a vécu d’une manière cohérente avec ses principes en faisant complètement confiance à Dieu pour la réponse de ses besoins quotidiens durant son ministère itinérant.
Jésus a-t-il reçu des bénéfices sexuels grâce à son ministère?
Voici ce que Jésus a enseigné sur la sexualité :
« Vous avez appris qu’il a été dit: Tu ne commettras pas d’adultère. Mais moi je vous dis: Tout homme qui regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. […] « Il a été dit: Que celui qui renvoie sa femme lui donne une lettre de divorce. Mais moi, je vous dis: Celui qui renvoie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère, et celui qui épouse une femme divorcée commet un adultère. » (Matthieu 5 :27-28, 31-32)
« Les pharisiens l’abordèrent et, pour lui tendre un piège, ils lui dirent: «Est-il permis à un homme de divorcer de sa femme pour n’importe quel motif?» Il répondit: «N’avez-vous pas lu que le Créateur, au commencement, a fait l’homme et la femme et qu’il a dit: C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et les deux ne feront qu’un? Ainsi, ils ne sont plus deux mais ne font qu’un. Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni.» «Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner une lettre de divorce à la femme lorsqu’on la renvoie?» Il leur répondit: «C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de divorcer de vos femmes; au commencement, ce n’était pas le cas. Mais je vous le dis, celui qui renvoie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, et qui en épouse une autre commet un adultère, [et celui qui épouse une femme divorcée commet un adultère].» Ses disciples lui dirent: «Si telle est la condition de l’homme vis-à-vis de la femme, il vaut mieux ne pas se marier.» Il leur répondit: «Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. En effet, il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère, d’autres le sont devenus par les hommes, et il y en a qui se sont faits eux-mêmes eunuques à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne.» » (Matthieu 19 :3-12)
En ce qui concerne Jésus lui-même, il était célibataire. Rien dans le témoignage écrit des apôtres n’indique autrement. Néanmoins, certaines personnes mal avisées ont prétendu que Jésus aurait eu une histoire amoureuse avec Marie de Magdala, une des femmes qui suivaient Jésus durant son ministère. D’autres prétendent encore plus scandaleusement que Jésus aurait eu des relations homosexuelles avec ses disciples! Il n’y a aucune preuve supportant ces idées farfelues. Ce n’est pas parce qu’il se tenait avec des gars qu’il avait des relations sexuelles avec eux, voyons… Avez-vous des relations sexuelles avec vos amis, vous?
Étant donné ses durs enseignements et son propre style de vie, il est évident que Jésus n’a pas eu de gains sexuels en faisant ce qu’il faisait, bien au contraire! Encore une fois, s’il n’avait pas respecté ses propres enseignements, il aurait perdu toute sa crédibilité. On sait tous que les personnes populaires ont un « spotlight » sur eux en tout temps. Eh bien, à cette époque, c’était pareil. Peut-être n’avaient-ils pas Facebook et Instagram, mais ils avaient le bouche-à-oreille. Et quand tu n’as pas de télé ni de cellulaire, du temps pour jaser tu en as en masse! Tout le monde parlait de Jésus; c’était le phénomène du l’époque.
Jésus a-t-il gagné de l’influence ou du prestige par son ministère?
Ici, on pourrait être tenté à prime à bord de croire que Jésus ne passe pas le test. En effet, il était très populaire, comme je viens de le dire. En plus, beaucoup de gens écoutait ce qu’il avait à dire et le voyait comme le messie attendu. Certainement, il avait de l’influence et du prestige (dans le sens que beaucoup de gens l’estimaient). Peut-être a-t-il donc fait tout ça pour ce gain? Mais quel type d’influence avait-il? Ce n’était pas une influence politique. Ce n’était pas de l’influence dans le sens de pouvoir. C’était une influence morale et spirituelle. Il n’avait pas d’armée et ne pouvait pas changer les lois d’Israël ni de Rome. On sait tous que les gens en politique tendent à être corrompus. Et on les déteste à cause de ça. Mais qu’est-ce qu’on déteste encore plus qu’un politicien corrompu? Une figure religieuse ou morale corrompue. Jésus avait avantage à suivre et à donner l’exemple sur tout ce qu’il disait. Autrement, il aurait tout perdu. On n’est pas surpris qu’un politicien fasse des magouilles, mais une personne qu’on estime beaucoup et qu’on considère intègre qui abuse de son autorité et qui est hypocrite nous décevra et nous blessera très profondément. On a tous entendu des histoires de personnes religieuses qui volent l’argent que leurs fidèles ont donné de bon cœur et qui abusent d’enfants et de femmes sexuellement. Ça nous dégoûte jusqu’au plus profond de nos entrailles et ça nous révolte! Pourtant, les témoignages que nous avons sont très favorables envers Jésus. En fait, Jésus lui-même a été exécuté pour ce qu’il prêchait, car ça déplaisait à « l’establishment » de l’époque. Voici justement ce qu’il avait à dire à leur sujet :
« Gardez-vous bien de faire des dons devant les hommes pour qu’ils vous regardent; sinon, vous n’aurez pas de récompense auprès de votre Père céleste. Donc, lorsque tu fais un don à quelqu’un, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme le font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues afin de recevoir la gloire qui vient des hommes. Je vous le dis en vérité, ils ont leur récompense. Mais toi, quand tu fais un don, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite, afin que ton don se fasse en secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra [lui-même ouvertement]. Lorsque tu pries, ne sois pas comme les hypocrites: ils aiment prier debout dans les synagogues et aux coins des rues pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils ont leur récompense. Mais toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra [ouvertement]. […] Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste comme les hypocrites. En effet, ils présentent un visage tout défait pour montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Je vous le dis en vérité, ils ont leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage afin de ne pas montrer que tu jeûnes aux hommes, mais à ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. » (Matthieu 6:1-6, 16-18)
« Alors Jésus s’adressa à la foule et à ses disciples en disant: «Les spécialistes de la loi et les pharisiens se sont faits les interprètes de Moïse. Tout ce qu’ils vous disent [de respecter], faites-le donc et respectez-le, mais n’agissez pas comme eux, car ils disent et ne font pas. Ils lient des fardeaux pesants et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt. Toutes leurs actions, ils les font pour se faire remarquer des hommes. Ainsi, ils portent de grands phylactères et allongent les franges [de leurs vêtements]. Ils aiment occuper la meilleure place dans les festins et les sièges d’honneur dans les synagogues. Ils aiment être salués sur les places publiques et être appelés par les hommes ‘Maître, [Maître]’. Mais vous, ne vous faites pas appeler maîtres, car un seul est votre maître, [c’est le Christ,] et vous êtes tous frères. N’appelez personne sur la terre votre père, car un seul est votre Père, c’est celui qui est au ciel. Ne vous faites pas appeler chefs, car un seul est votre chef, c’est le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui s’élèvera sera abaissé et celui qui s’abaissera sera élevé. Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez aux hommes l’accès au royaume des cieux; vous n’y entrez pas vous-mêmes et vous ne laissez pas entrer ceux qui le voudraient. [Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous dépouillez les veuves de leurs biens tout en faisant pour l’apparence de longues prières; à cause de cela, vous serez jugés plus sévèrement.] Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un converti et, quand il l’est devenu, vous en faites un fils de l’enfer deux fois pire que vous. Malheur à vous, conducteurs aveugles! Vous dites: ‘Si quelqu’un jure par le temple, cela ne compte pas, mais si quelqu’un jure par l’or du temple, il est engagé.’ Espèces de fous aveugles! Lequel est le plus grand: l’or ou le temple qui consacre l’or? […] celui qui jure par le temple jure par le temple et par celui qui l’habite, et celui qui jure par le ciel jure par le trône de Dieu et par celui qui y est assis. Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous versez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin et que vous laissez ce qu’il y a de plus important dans la loi: la justice, la bonté et la fidélité. C’est cela qu’il fallait pratiquer, sans négliger le reste. Conducteurs aveugles! Vous filtrez vos boissons pour éliminer le moucheron, mais vous avalez le chameau. Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous nettoyez l’extérieur de la coupe et du plat, alors qu’à l’intérieur ils sont pleins du produit de vos vols et de vos excès. Pharisien aveugle! Nettoie d’abord l’intérieur de la coupe et du plat, afin que l’extérieur aussi devienne pur. Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des tombeaux blanchis qui paraissent beaux de l’extérieur et qui, à l’intérieur, sont pleins d’ossements de morts et de toutes sortes d’impuretés. Vous de même, de l’extérieur, vous paraissez justes aux hommes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et d’injustice. » (Matthieu :23 1-17, 21-28)
Une chose ici pourrait sembler problématique : Jésus dit que notre seul maître doit être le christ, donc lui. Encore une fois, dans le contexte juif, le christ était supposé être un puissant roi d’Israël, établi par Dieu et dont le règne n’a pas de fin, qui les libérerait de l’oppression, les mènerait sur le chemin de la droiture et les guiderait spirituellement. Il ne s’est pas lui-même identifié comme étant le christ dans ce passage, mais ailleurs oui, comme on l’a vu et comme on le verra encore. S’il est le christ, alors il est parfaitement normal et attendu qu’il ait du prestige et que les gens l’écoutent et le suivent. La seule question pertinente ici serait donc d’établir s’il était véritablement le christ et c’est justement ce que nous explorons.
« Comme Jésus était à table dans la maison, beaucoup de collecteurs d’impôts et de pécheurs vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples. Les pharisiens virent cela et dirent à ses disciples: «Pourquoi votre maître mange-t-il avec les collecteurs d’impôts et les pécheurs?» Mais Jésus, qui avait entendu, leur dit: «Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que signifie: Je désire la bonté, et non les sacrifices. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs, [à changer d’attitude].» » (Matthieu 9 :10-13)
Jésus se tenait avec des gens considérés étant de mauvaises vies. Il n’aurait certainement pas aidé sa réputation en se tenant avec eux. Mais cela ne lui importe pas, car il se soucie de choses plus importantes.
Justement, la bonne réputation de Jésus ne faisait pas l’unanimité parmi le peuple.
« Les pharisiens sortirent et tinrent conseil sur les moyens de le faire mourir. […] Alors on lui amena un démoniaque aveugle et muet, et il le guérit, de sorte que le muet parlait et voyait. Toute la foule disait, étonnée: «N’est-ce pas là le Fils de David? Lorsque les pharisiens entendirent cela, ils dirent: «Cet homme ne chasse les démons que par Béelzébul, le prince des démons.» » (Matthieu 12 :14, 22-24)
« Moi, je suis le bon berger. Je connais mes brebis et elles me connaissent, tout comme le Père me connaît et comme je connais le Père. Je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos; celles-là aussi, il faut que je les amène; elles écouteront ma voix et il y aura un seul troupeau, un seul berger. Le Père m’aime, parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite. Personne ne me l’enlève, mais je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner et j’ai le pouvoir de la reprendre. Tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père.» Ces paroles provoquèrent de nouveau une division parmi les Juifs. Beaucoup d’entre eux disaient: «Il a un démon, il est fou. Pourquoi l’écoutez-vous?» D’autres disaient: «Ce ne sont pas les paroles d’un démoniaque. Un démon peut-il ouvrir les yeux des aveugles?» […] Les Juifs l’entourèrent et lui dirent: «Jusqu’à quand nous laisseras-tu dans l’incertitude? Si tu es le Messie, dis-le-nous franchement.» » (Jean 10 :14-21, 24)
« Jésus leur dit: «En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez pas le corps du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous-mêmes. Celui qui mange mon corps et qui boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai le dernier jour. En effet, mon corps est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment une boisson. Celui qui mange mon corps et qui boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. Tout comme le Père qui est vivant m’a envoyé et que je vis grâce au Père, ainsi celui qui me mange vivra grâce à moi. Voilà comment est le pain descendu du ciel. Il n’est pas comme [la manne que vos] ancêtres ont mangée; eux sont morts, mais celui qui mange de ce pain vivra éternellement.» […] Après l’avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent: «Cette parole est dure. Qui peut l’écouter?» Jésus savait en lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet. Il leur dit: «Cela vous scandalise? Si vous voyiez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant! C’est l’Esprit qui fait vivre, l’homme n’arrive à rien. Les paroles que je vous dis sont Esprit et vie, mais il y en a parmi vous quelques-uns qui ne croient pas.» En effet, Jésus savait dès le début qui étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le trahirait. Il ajouta: «Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi à moins que cela ne lui soit donné par mon Père.» Dès ce moment, beaucoup de ses disciples se retirèrent et arrêtèrent de marcher avec lui. » (Jean 6 :53-58, 60-66)
« Ils se rendirent à la maison, et la foule se rassembla de nouveau, de sorte qu’ils ne pouvaient même pas prendre leur repas. Lorsqu’ils l’apprirent, les membres de la famille de Jésus vinrent pour s’emparer de lui, car ils disaient: «Il a perdu la raison.» » (Marc 3 :20-21)
Sa propre famille le pensait fou!
« Après cela, Jésus continua de parcourir la Galilée; il ne voulait pas séjourner en Judée car les Juifs cherchaient à le faire mourir. Or, la fête juive des tentes était proche. Ses frères lui dirent: «Pars d’ici et va en Judée afin que tes disciples voient aussi ce que tu fais. Personne n’agit en secret, s’il cherche à être connu. Puisque tu fais ce genre de choses, montre-toi au monde!» En effet, ses frères non plus ne croyaient pas en lui. Jésus leur dit: «Le moment n’est pas encore venu pour moi, tandis que pour vous, c’est toujours le bon moment. Le monde ne peut pas vous détester, tandis que moi, il me déteste parce que je témoigne à son sujet que sa manière d’agir est mauvaise. Montez donc à cette fête! Quant à moi, je n’y monte pas encore parce que le moment n’est pas encore arrivé pour moi.» Après leur avoir dit cela, il resta en Galilée. » (Jean 7 :1-9)
En effet, les frères de Jésus le provoquaient pour qu’il risque sa vie.
Clairement, Jésus avait des principes. Soit ça, ou soit il ne tenait pas à la vie. Jésus allait contre les coutumes et contre les autorités religieuses de l’époque. Pour ça, il était haï de plusieurs et ceux-ci voulait le faire mourir. Il aurait pu enseigner autre chose et flatter les gens plus dans le sens du poil, si ce qu’il désirait était d’être adulé par le plus de gens possible. À la place, il apportait des enseignements moraux difficile (comme pour le mariage et l’adultère) que peu de gens ou personne même n’arrive à respecter, il enseignait des choses spirituellement difficiles (s’associer à Dieu ou qu’il est le pain de vie) qui ont amené plusieurs à se détourner de lui. En effet, les juifs ont toujours été monothéistes et Jésus se faisant l’égal de Dieu était scandaleux pour eux. Dieu a en effet dit dans l’ancien testament :
« Ecoute, Israël! L’Eternel, notre Dieu, est le seul Eternel. » (Deutéronome 6 :4)
Il n’y a qu’un seul Dieu.
« Alors Dieu prononça toutes ces paroles: «Je suis l’Eternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir d’Egypte, de la maison d’esclavage. » Tu n’auras pas d’autres dieux devant moi. Tu ne te feras pas de sculpture sacrée ni de représentation de ce qui est en haut dans le ciel, en bas sur la terre et dans l’eau plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras pas devant elles et tu ne les serviras pas, car moi, l’Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux. » (Exode 20 :1-4)
Il aurait été mieux que Jésus ne dise pas ces choses si c’est la popularité qu’il avait comme but!
« « Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous et personne ne peut les arracher à la main de mon Père. Le Père et moi, nous sommes un.» Alors les Juifs prirent de nouveau des pierres pour le lapider. Jésus leur dit: «Je vous ai fait voir beaucoup de belles œuvres qui viennent de mon Père. A cause de laquelle me lapidez-vous?» Les Juifs lui répondirent: «Ce n’est pas pour une belle œuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème, parce que toi, qui es un être humain, tu te fais Dieu.» […] comment pouvez-vous dire à celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde: ‘Tu blasphèmes’, et cela parce que j’ai affirmé: ‘Je suis le Fils de Dieu’? » (Jean 10 :29-33, 36)
« Ceux qui avaient arrêté Jésus l’emmenèrent chez le grand-prêtre Caïphe, où les spécialistes de la loi et les anciens étaient rassemblés. […] Le grand-prêtre [prit la parole et] lui dit: «Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Messie, le Fils de Dieu.» Jésus lui répondit: «Tu le dis. De plus, je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l’homme assis à la droite du Tout-Puissant et venant sur les nuées du ciel.» Alors le grand-prêtre déchira ses vêtements en disant: «Il a blasphémé! Qu’avons-nous encore besoin de témoins? Vous venez d’entendre son blasphème. Qu’en pensez-vous?» Ils répondirent: «Il mérite la mort.» Là-dessus, ils lui crachèrent au visage et le frappèrent à coups de poing; certains lui donnaient des gifles en disant: «Christ, prophétise-nous qui t’a frappé!» » (Matthieu 26 :57, 63-68)
S’il était un menteur, alors pourquoi maintenir le mensonge à travers la persécution et jusqu’au point de se faire mettre à mort? N’aurait-il pas été mieux de dire la vérité et de vivre? Quel gain y a-t-il à mourir pour un mensonge? Certainement, il serait plus plausible de croire qu’il était fou! À de nombreuses reprises durant son ministère on a voulu le mettre à mort. Finalement, les autorités religieuses ont réussi. À aucun moment il n’a changé son discours. Soit il était vraiment qui il disait être ou soit il avait perdu la tête. Il n’y a aucune bonne raison de croire qu’il a menti.
Alors était-il fou? Étant donnés sa lucidité et ses enseignements éthiques saisissants, je conclus que non. Ses enseignements spirituels et moraux résonnent tellement avec nos idéaux et nos besoins existentiels les plus profonds, que ça ne peut pas être juste une coïncidence. Il est clairement sur une bonne piste. En plus, il avait toujours réponse à tout et confondait même ceux qui tentaient de le prendre au piège.
« Un de ces jours-là, Jésus enseignait le peuple dans le temple et annonçait la bonne nouvelle. Les [chefs des] prêtres et les spécialistes de la loi, avec les anciens, survinrent alors et lui dirent: «Dis-nous par quelle autorité tu fais ces choses, ou qui t’a donné cette autorité.» Il leur répondit: «Je vous poserai moi aussi une question. Dites-moi, le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes?» Mais ils raisonnèrent ainsi entre eux: «Si nous répondons: ‘Du ciel’, il dira: ‘Pourquoi n’avez-vous pas cru en lui?’ Et si nous répondons: ‘Des hommes’, tout le peuple nous lapidera, car il est persuadé que Jean était un prophète.» Alors ils répondirent qu’ils ne savaient pas d’où il venait. Jésus leur dit: «Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais ces choses.» » (Luc 20 :1-8)
En passant, Jean le baptiste était le cousin de Jésus et aussi un prophète. Il était chargé de préparer sa venue juste avant le début du ministère de Jésus.
« Les pharisiens apprirent qu’il avait réduit au silence les sadducéens. Ils se rassemblèrent et l’un d’eux, professeur de la loi, lui posa cette question pour le mettre à l’épreuve: «Maître, quel est le plus grand commandement de la loi?» Jésus lui répondit: «Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est le premier commandement et le plus grand. Et voici le deuxième, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.» Comme les pharisiens se trouvaient rassemblés, Jésus les interrogea en ces termes: «Que pensez-vous du Messie? De qui est-il le fils?» Ils lui répondirent: «De David.» Et Jésus leur dit: «Comment donc David, animé par l’Esprit, peut-il l’appeler Seigneur lorsqu’il dit: Le Seigneur a dit à mon Seigneur: ‘Assieds-toi à ma droite jusqu’à ce que j’aie fait de tes ennemis ton marchepied’? Si donc David l’appelle Seigneur, comment peut-il être son fils?» Aucun ne put lui répondre un mot. Et, depuis ce jour, personne n’osa plus lui poser de questions. » (Matthieu 22 :34-46)
De plus, voici ce que Jésus a enseigné au sujet du pouvoir et du prestige :
« Un jour de sabbat, Jésus était allé dans la maison de l’un des chefs des pharisiens pour prendre un repas, et les pharisiens l’observaient. […] Il adressa ensuite une parabole aux invités, en voyant qu’ils choisissaient les meilleures places. Il leur dit: «Lorsque tu es invité par quelqu’un à des noces, ne te mets pas à la meilleure place, de peur qu’il n’y ait parmi les invités une personne plus importante que toi et que celui qui vous a invités l’un et l’autre ne vienne te dire: ‘Laisse-lui la place!’ Tu aurais alors la honte d’aller occuper la dernière place. Mais lorsque tu es invité, va te mettre à la dernière place, afin qu’au moment où celui qui t’a invité arrive, il te dise: ‘Mon ami, monte plus haut.’ Alors tu seras honoré devant [tous] ceux qui seront à table avec toi. En effet, toute personne qui s’élève sera abaissée, et celle qui s’abaisse sera élevée.» Il dit aussi à celui qui l’avait invité: «Lorsque tu organises un dîner ou un souper, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni des voisins riches, de peur qu’ils ne t’invitent à leur tour pour te rendre la pareille. Lorsque tu organises un festin, invite au contraire des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles, et tu seras heureux, car ils ne peuvent pas te rendre la pareille. En effet, cela te sera rendu à la résurrection des justes.» » (Luc 14 :1, 7-14)
« Jésus les appela et leur dit: «Vous savez que les chefs des nations dominent sur elles et que les grands les tiennent sous leur pouvoir. Ce ne sera pas le cas au milieu de vous, mais si quelqu’un veut être grand parmi vous, il sera votre serviteur; et si quelqu’un veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup. » (Matthieu 20 :25-28)
Je reprends ce passage que Jésus a dit lorsqu’il parlait des pharisiens :
« Ne vous faites pas appeler chefs, car un seul est votre chef, c’est le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui s’élèvera sera abaissé et celui qui s’abaissera sera élevé. » (Matthieu 23 :10-12)
« Avant la fête de la Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde au Père et ayant aimé ceux qui lui appartenaient dans le monde, les aima jusqu’à l’extrême. C’était pendant le souper. Le diable avait déjà mis dans le cœur de Judas l’Iscariot, fils de Simon, l’intention de le trahir. Jésus savait que le Père avait tout remis entre ses mains, qu’il était venu de Dieu et qu’il retournait vers Dieu. Il se leva de table, quitta ses vêtements et prit un linge qu’il mit autour de sa taille. Ensuite il versa de l’eau dans un bassin et il commença à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait autour de la taille. Il arriva donc vers Simon Pierre qui lui dit: «Toi, Seigneur, tu me laves les pieds!» Jésus lui répondit: «Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais tu le comprendras par la suite.» Pierre lui dit: «Non, jamais tu ne me laveras les pieds.» Jésus lui répondit: «Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi.» Simon Pierre lui dit: «Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête!» Jésus lui dit: «Celui qui s’est baigné n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur, et vous êtes purs, mais pas tous.» En effet, il connaissait celui qui était prêt à le trahir; voilà pourquoi il dit: «Vous n’êtes pas tous purs.» Après leur avoir lavé les pieds, il reprit ses vêtements, se remit à table et leur dit: «Comprenez-vous ce que je vous ai fait? Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous avez raison, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres, car je vous ai donné un exemple afin que vous fassiez comme je vous ai fait. En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son seigneur, ni l’apôtre plus grand que celui qui l’a envoyé. Si vous savez cela, vous êtes heureux, pourvu que vous le mettiez en pratique. » (Jean 13 :1-17)
Les gens à cette époque, se promenant nu pieds ou avec des sandales, avaient souvent les pieds sales d’avoir marché dehors toute la journée et ce n’était pas un acte très glorieux de se les laver. Imaginez laver les pieds sales de quelqu’un d’autre! Plutôt humiliant!
Clairement, si quelqu’un veut s’enrichir, avoir du sexe avec plein de gens, recevoir du prestige et obtenir du pouvoir et de l’influence, il est mieux de ne pas devenir chrétien! Jésus était humble, mais autoritaire, et il était doux et gentil, mais sévère lorsque nécessaire. Jésus lui-même, s’il avait voulu du pouvoir et de la popularité, aurait agi et enseigner autrement. Jésus n’était clairement pas semblable à un chef de secte ou un gourou. Il enseignait et pratiquait l’humilité et la soumission faite par amour.
En ce qui concerne le pouvoir politique et militaire de Jésus, il a dit ceci alors qu’il se faisait finalement capturer par les chefs des juifs :
« Un de ceux qui étaient avec Jésus mit la main sur son épée et la tira; il frappa le serviteur du grand-prêtre et lui emporta l’oreille. Alors Jésus lui dit: «Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui prendront l’épée mourront par l’épée. Penses-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père, qui me donnerait à l’instant plus de douze légions d’anges? Comment donc s’accompliraient les Ecritures, d’après lesquelles cela doit se passer ainsi?» » (Matthieu 26 :51-54)
« Pilate rentra dans le prétoire, appela Jésus et lui dit: «Es-tu le roi des Juifs?» Jésus [lui] répondit: «Est-ce de toi-même que tu dis cela ou d’autres te l’ont-ils dit de moi?» Pilate répondit: «Suis-je un Juif, moi? Ta nation et les chefs des prêtres t’ont livré à moi. Qu’as-tu fait?» Jésus répondit: «Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne sois pas livré aux Juifs; mais en réalité, mon royaume n’est pas d’ici-bas.» Pilate lui dit: «Tu es donc roi?» Jésus répondit: «Tu le dis, je suis roi. Si je suis né et si je suis venu dans le monde, c’est pour rendre témoignage à la vérité. Toute personne qui est de la vérité écoute ma voix.» » (Jean 18 :33-37)
Pilate était le gouverneur romain de la Judée à cette époque.
Jésus affirme qu’il est roi mais d’aucun royaume terrestre… De plus, il affirme que des armées d’anges pourraient venir à son secours à n’importe quel instant si seulement il le souhaitait, alors qu’il est en train de se faire arrêter et qu’il sait très bien qu’il sera mis à mort. Il persiste avec le même discours lorsqu’il est avec Pilate et malgré que ce dernier voudrait le faire libérer, Jésus ne semble pas s’en préoccuper plus qu’il faut.
« Pilate sortit de nouveau et dit aux Juifs: «Voilà, je vous l’amène dehors afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de le condamner.» Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le manteau de couleur pourpre. Pilate leur dit: «Voici l’homme.» Lorsque les chefs des prêtres et les gardes le virent, ils s’écrièrent: «Crucifie-le! Crucifie-le!» Pilate leur dit: «Prenez-le vous-mêmes et crucifiez-le, car pour ma part, je ne trouve en lui aucun motif de le condamner.» Les Juifs lui répondirent: «Nous avons une loi et, d’après notre loi, il doit mourir parce qu’il s’est fait Fils de Dieu.» Quand il entendit cette parole, Pilate eut très peur. Il rentra dans le prétoire et dit à Jésus: «D’où es-tu?» mais Jésus ne lui donna aucune réponse. Pilate lui dit: «C’est à moi que tu refuses de parler? Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher et que j’ai le pouvoir de te crucifier?» Jésus répondit: «Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi s’il ne t’avait pas été donné d’en haut. C’est pourquoi celui qui me livre à toi est coupable d’un plus grand péché.» Dès ce moment-là, Pilate chercha à le relâcher, mais les Juifs criaient: «Si tu le relâches, tu n’es pas l’ami de l’empereur. Tout homme qui se fait roi se déclare contre l’empereur.» » (Jean 19 :4-12)
Ces paroles et ces actions ressemblent plus à celles d’un fou que d’un menteur. Il aurait pu supplier ou exiger à Pilate de le relâcher! Il aurait pu lutter pour sa vie un peu plus! Non! Lui il voulait être là. Il voulait mourir pour sauver son peuple.
Conclusion des trois motifs
Jésus aurait-il pu être un menteur? Non. Il n’aurait eu aucun avantage à mentir, bien au contraire. Il serait plus plausible de croire qu’il était fou. L’hypothèse de la folie expliquerait bien pourquoi il était si confiant et pourquoi il ne vacillait pas face aux menaces et aux persécutions. On pourrait argumenter qu’une personne dérangée mentalement pourrait tout de même avoir un certain degré de lucidité et de perspicacité intellectuelle et morale, surtout si elle ne souffre que d’un délire mystique. Toutefois, si Jésus a vraiment fait tous les miracles qu’on dit qu’il a fait, incluant notablement sa propre résurrection, alors on peut définitivement éliminer l’hypothèse de la folie, car ses actions spectaculaires confirmaient la véracité de ses paroles. Jusqu’ici, nous avons considéré dans son entièreté le Jésus qui nous est présenté par l’histoire chrétienne, notamment par les évangiles. Le Jésus qui nous y est présenté est puissant, divin, aimant et sage. Il faut donc remettre le témoignage évangélique en question pour remettre en question le fait que Jésus était vraiment ainsi.
Jésus a-t-il vraiment dit qu’il était Dieu?
J’ai déjà présenté plusieurs versets qui faisait allusion à cela. Je présente ce point plus en détails dans mon article sur l’incarnation. J’y explique entre autres à quoi fait référence l’allusion au fils de David qui est le messie. J’adresse aussi la question de comment Jésus peut être Dieu, parfaitement bon, alors qu’il a dit, comme je le cite plus tôt dans cet article, que nul n’est bon si ce n’est Dieu seul. Mon article actuel est déjà long, donc je préfère ne pas élaborer plus là-dessus ici.
Jésus, personnage légendaire
J’ai écarté l’option de fou et l’option de menteur de notre liste de possibilités. En effet, si le témoignage des disciples de Jésus est véridique, alors Jésus n’était ni un simple homme, ni un menteur, ni un fou. Il était le messie attendu par les juifs et Dieu incarné, qui plus est. Il ne reste désormais à considérer que les 2 alternatives suivantes : soit il était vraiment qui il disait être ou soit il est en fait un personnage légendaire. Comprenons-nous bien : je ne dis pas qu’il a nécessairement été inventé de toutes pièces et qu’il n’a jamais réellement existé. C’est une possibilité. Cependant, moi je dis que peut-être il a existé mais que ses disciples et le monde en général ont embelli et exagéré les histoires qui circulaient à son sujet jusqu’à ce qu’elles deviennent ce qu’on connaît aujourd’hui. À un moment donné, elles ont été mises par écrit et c’est ce qu’on peut lire maintenant. Après tout, c’est normal d’exagérer un peu les actions et les paroles qu’une personne qu’on admire beaucoup a dites, pas nécessairement pour mentir, mais pour mettre plus de punch dans nos anecdotes. Peut-être a-t-il aidé des personnes malades en priant pour elles ou en les soignant et cela a été interprété ou raconté comme étant un miracle. Peut-être qu’il n’a jamais prétendu être Dieu. Peut-être croyait-il qu’il était le messie ou encore un prophète et peut-être que c’était vrai ou non. C’est moins fou de se penser prophète que Dieu, même s’il s’est trompé, surtout dans un contexte religieux où il y a réellement eu des prophètes par lesquels Dieu a parlé. Il faut aussi considérer qu’à cette époque, les histoires circulaient par voie orale, par le bouche-à-oreille. Il n’y avait pas de journaux ni de radio ni de télé. Comme le jeu du téléphone arabe nous l’apprend, la communication et la compréhension d’un message n’est jamais parfaite. Certaines personnes ont pu mal interpréter ce qu’ils avaient entendu ou encore mal le raconté ou peut-être bien encore que certains y ont rajouté des éléments de leur propre fabrication volontairement. Si les miracles de Jésus ont été inventés, alors ses paroles, en partie ne serait-ce, auraient très bien pu l’être aussi. On ne pourrait donc pas se construire un portrait fiable du caractère moral de Jésus ni de sa santé psychologique.
Quelqu’un pourrait tout de même avancer que Jésus n’était pas une légende, mais qu’il avait malgré tout des pouvoirs surnaturels. En effet, tout le monde n’est pas un naturaliste en quête d’explication matérielle ou scientifique. Jésus aurait pu être un magicien et user de ses facultés pour duper les gens. Il pourrait donc quand même être un fou ou un menteur mais avec des pouvoirs. Le porblème avec cette théorie, c’est qu’on a déjà éliminé les motifs probables pour le mensonge et on a de bonnes raisons de croire qu’il n’était pas fou. De plus, quelqu’un faisant toutes les choses extraordinaires que Jésus a fait, si on se fie au nouveau testament, ne peut être qu’un simple magicien. Il avait quand même autorité sur tous les éléments, incluant même la mort! Ce genre de personne mérite vraiment d’avoir notre attention. Et rendu là, si on n’a pas le choix de se fier aux preuves. Je pense qu’on peut croire que quelqu’un qui fait ces choses-là et qui en plus nous démontre avoir un bon caractère moral mérite aussi notre confiance.
Nous avons éliminé 2 des 4 options que nous avions au début. Il s’agit donc maintenant d’évaluer le niveau de fiabilité concernant le témoignage historique que les apôtres nous donnent dans le nouveau testament. Pour commencer cette investigation, cliquer ici.
Sources
The Case for Christ, de Lee Strobel. Jésus, l’enquête (en français). Parut en 2007. Il existe une version documentaire courte sur Netflix et il y a aussi un film très touchant fait sur sa vie. Lee est un journaliste qui était athée et qui voulait réfuter le christianisme après que sa femme s’y soit convertie. Il a donc investiguer le sujet et les arguments pour et contre.
Evidence that demands a verdict, de Josh et Sean McDowell. Chapitre sur l’identité de Jésus. Parut en 2017.