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Je suis ENFIN arrivé à cette section de mon blog! Construire toute la base rationnelle et philosophique précédant mon évaluation du christianisme aura été longue! Je pourrais évaluer n’importe quelle religion. Pourquoi le christianisme? Eh bien, je suis chrétien! Évidemment… En fait, c’est parce que c’est la religion qui correspond à tous les points que nous avons vu jusqu’à présent. Dans cet article-ci et cet article-là, j’ai exposé les points principaux à avoir dans notre « worldview », c’est-à-dire notre conception et compréhension du monde. Basé sur tous les arguments que j’ai explorés à présent, ce n’est pas n’importe quelle religion qui vaut la peine d’être explorée en profondeur. Je n’ai pas encore parlé du concept d’âme, mais j’ai réfuté le matérialisme en prouvant que Dieu existe et en argumentant ad absurdum contre le naturalisme, c’est-à-dire en démontrant que c’est un point de vue insensé. Le christianisme, comme je l’ai suggéré tout au long de mes articles jusqu’à maintenant, correspond très bien à toutes ces données.
Pourquoi le christianisme?
Nous recherchons une révélation claire de Dieu à l’humanité sur qui il est et ce qu’il veut. En effet, c’est là ce que nos recherches philosophiques ne peuvent nous donner. Puisque Dieu existe, qu’il est un être relationnel et qu’il nous aime, alors il doit avoir communiqué avec nous. Il doit y avoir quelque part des traces de ça. Puisque que nous avons besoin d’une solution face à notre souffrance et notre mortalité et que nous avons besoin d’être libérés du mal qui règne parmi nous, alors on peut s’attendre à ce que Dieu en ait une et qu’il nous l’ait communiquée. S’il n’y en a pas, comme je l’ai déjà dit, alors ce monde est complètement futile et je ne vois pas du tout pourquoi il l’aurait créé.
Il n’y a pas 36 solutions pour trouver la bonne religion. Il faut toutes les évaluer une à une jusqu’à ce qu’on trouve la bonne. Laquelle est la bonne? Celle qui est vraie. On a déjà déterminé qu’elles ne peuvent pas toutes être vraies. En théorie, elles pourraient toutes être fausses, mais je rejette cette possibilité d’emblée, car d’un côté on ne peut pas savoir si c’est le cas et de l’autre parce que je pense que Dieu s’est arrangé pour que quelqu’un quelque part sache vraiment qui il est et ce qu’il veut. Si ce n’est pas le cas, alors nos recherches sont vouées à l’échec avant même d’avoir commencé. Qu’est-ce que j’entends exactement par « religion »? C’est une conception du monde qui inclut non seulement le surnaturel mais aussi une révélation particulière de Dieu sur justement qui il est et ce qu’il veut. J’entends par « révélation particulière » une communication divine surnaturelle, comme par des rêves, des visions, des paroles audibles, apparitions visibles, etc. Elle nous informe aussi sur comment avoir une relation avec lui. « Lui » étant notre créateur. Certaines personnes diraient que c’est arbitraire d’utiliser un pronom masculin. Nous en reparlerons plus tard. Gardons simplement en tête le masculin grammatical du mot français « créateur » pour le moment. Donc nous recherchons une religion avec des textes inspirées ou bien avec un ou des prophètes qui auront parlé en son nom. Il est possible qu’il ne se soit jamais révélé de la sorte. Il est possible que s’il l’a fait, alors il ne l’a fait qu’à quelques personnes. Peut-être seulement quelques personnes confinées à un seul endroit géographique. Il pourrait s’être révélé n’importe quand à travers l’histoire, incluant de nos jours. Il est possible que, si c’était dans le passé, tous les gens à qui il s’est révélé soient morts et ce sans avoir laissé aucunes traces écrites ni de tradition orale. Il est donc possible que même si Dieu s’est révélé on n’y ait pas accès, soit parce qu’on ignore où sont ces gens, soit parce qu’ils sont tous morts sans laisser de traces, soit parce qu’ils n’en n’ont pas parlé ou n’en parlent pas (si c’est de nos jours). Il est donc très possible qu’on ne puisse pas trouver cette religion ou bien que ce soit extrêmement dur. Encore une fois, je vais prendre pour acquis que c’est possible et faisable d’y arriver. Donc peu importe quand il s’est révélé, on y a accès d’une façon ou d’une autre. Et je considère aussi seulement l’hypothèse qu’il s’est révélé, surtout que l’humanité est déjà âgée, donc il a eu le temps de le faire. Encore une fois, je ne dis pas qu’il faut connaître toutes les religions pour trouver la bonne. Ce que je dis, c’est qu’on n’a pas le choix de chercher parmi celles qu’il y a jusqu’à ce qu’on la trouve. La raison étant simplement qu’on ne sait pas encore laquelle est vraie, si on se base uniquement sur les raisonnements philosophiques que j’ai faits jusqu’à présent. Souvenons-nous que mon but ici est de déduire quelle est la vraie religion à partir de zéro. Suite à mes recherches, j’en suis venu à la conclusion que c’est le christianisme, mais je veux présenter mon cas comme il faut, en ne présupposant rien à moins que cela ne soit absolument nécessaire. Si les preuves venaient qu’à pointer vers une autre religion, alors je devrais me convertir à cette religion et encourager les autres à faire pareil. Ce sera votre travail à vous, lecteurs, d’évaluer mes arguments et mes preuves et d’arriver à vos propres conclusions.
Puisqu’il est impossible de connaître toutes les religions (il y en a beaucoup trop pour le temps d’une vie et un grand nombre a disparu à travers l’histoire, sans compter qu’il faudrait voyager à travers le monde, engager des interprètes ou apprendre plein de langues, que ça coûterait très cher, etc.), alors nous devons faire avec ce que nous avons. Nous vivons au 21e siècle et le monde est très connecté. Nous avons internet et de nombreuses recherches anthropologiques à notre disposition pour nous aider. Divers textes religieux ont été traduits dans de nombreuses langues. Vraiment, nous avons beaucoup d’outils pour nous assister! Par quelle religion devrions-nous donc commencer notre recherche? Commencer par le christianisme pourrait sembler arbitraire. Eh bien, commençons par ce que nous connaissons et ce qui est le plus aisément accessible. Les grandes religions du monde sont le christianisme, l’islam, le judaïsme, l’hindouisme et le bouddhisme. Environ 6 milliards de gens sur Terre croient en l’une ou l’autre de ces religions et la population mondiale est d’environ 8 milliards actuellement. Le christianisme est celle qui a le plus grand nombre d’adhérents. Évidemment, le nombre d’adhérents ne fait pas qu’une religion soit vraie ou fausse, mais ça fait qu’elle est pertinente à évaluer. Le judaïsme est inclus non pas parce que beaucoup de gens sont juifs mais parce que le christianisme et l’islam en découlent. On peut rajouter à ça le nombre d’athées et d’agnostiques, que j’ignore exactement, mais qui doit se compter dans les quelques centaines de millions, avec l’Amérique, l’Europe et les pays communistes (Chine, Russie). Évidemment, ce point de vue est déjà réfuté, donc ce n’est pas une option. Malgré tous nos efforts, il est possible qu’on n’arrive pas à trouver la vraie religion ou du moins qu’on ne soit pas convaincu qu’une de celles qu’on a explorées l’est. Je pense que la première chose à faire dans ce processus est de nous adresser à Dieu et de lui faire part de notre projet, de notre désir de le connaître véritablement tel qu’il veut être connu et de faire sa volonté. Cela ne veut pas dire qu’il nous donnera la réponse tout cuit dans le bec, mais qu’il va nous guider. Je lui ai souvent adressé ce désir et je lui ai demandé de me corriger et de me ramener sur le bon chemin si jamais je m’égards. Comme ça, au moins, il sait que je veux vraiment le connaître même si je suis imparfait et que je peux me tromper. Certainement, il doit comprendre notre situation et avoir de la compassion et de l’indulgence envers nous. Certainement, il est heureux qu’on le recherche avec un cœur sincère.
Pour reconnaître l’existence de Dieu, nous sommes partis de choses que nous savons être vraies avec un très haut degré de certitude et en avons déduit les implications philosophiques nécessaires. En fait, nos recherches philosophiques nous disent que les croyances fondamentales du christianisme sont vraies :
- Dieu existe. Plus spécifiquement, on a déduit qu’un être personnel, transcendant l’humanité et capable de lui conférer de la valeur, éternel, parfaitement bon et juge suprême, omniscient, conscient, intelligent et puissant existe. Son existence explique et rend possible l’existence de la moralité objective, la valeur objective de la vie humaine, son sens objectif, l’existence de la raison et de la vérité, la complexité de la vie et l’existence de l’univers.
- Nous, les humains, sommes moralement corrompus. Nous faisons le bien mais aussi le mal, chacun de nous. Pour cela, nous méritons la mort et c’est ce que nous obtenons. Entre nous et Dieu existe un schisme. Le monde est dans un piteux état, en partie à cause des méchancetés humaines et en partie à cause de la nature hostile (chaleur, froid, catastrophes, maladies, animaux, etc.). Pour ces raisons, nous avons besoin d’une solution, d’un sauveur. Dieu est le mieux placer pour nous aider et il veut le faire puisqu’il nous a créé et qu’il nous aime.
- La mort n’est pas la fin pour tous. Si notre vie a un but et un sens objectif, c’est uniquement parce que Dieu existe, car selon le matérialisme nous ne sommes rien. Notre vie ne peut avoir de sens si nous mourrons sans aucun espoir de vie après, donc il doit y avoir une vie après la mort. Il doit y avoir un jugement final où les méchants sont punis et détruits et les justes récompensés et restaurés. Les justes sont ceux qui recherchent Dieu sincèrement et veulent se soumettre à lui en faisant le bien.
Voici 5 raisons pour s’intéresser au christianisme :
- C’est une religion très ancienne.
- Le christianisme est la plus grande religion du monde, en termes de démographie. De plus, je vis au Québec, Canada. Le Québec est historiquement catholique et le Canada anglais protestant. Donc mon peuple, comme plusieurs autres sociétés occidentales (l’Europe, l’Amérique latine et les États-Unis), ont un fort héritage chrétien.
- Elle est unique en son genre (expliquant un tout historiquement et théologiquement cohérent allant de la création du monde jusqu’au jugement final et l’éternité suivant ce jugement).
- Le christianisme est historiquement fiable.
- Le christianisme correspond aux données philosophiques que nous avons.
J’ai bien dit « pour s’intéresser ». Ces raisons ne visent pas à prouver que le christianisme est vrai, à part peut-être le point 4. Il est possible que le christianisme ait des croyances philosophiquement vraies mais qu’il soit historiquement faux. Par exemple, si Jésus n’a pas vraiment existé ou bien qu’il n’a pas vraiment enseigné, dit ou fait ce que le nouveau testament relate à son sujet. Si tel est le cas, alors le christianisme ne nous sert à rien. En effet, que nous apprendrait-il de plus au sujet de la réalité et de Dieu? Rien. Pour savoir ce qu’il en est, nous devrons justement explorer l’historicité du christianisme. Suite à cela, nous serons plus à même de nous positionner face aux doctrines qu’enseigne le christianisme.
Qu’est-ce que le christianisme? Le christianisme est basé sur la personne historique de Jésus-Christ. « Christ » provient de « χριστός » (Christos) en grec et signifie « l’oin », celui qui est choisi et envoyé par Dieu. Sa mort sur une croix et sa résurrection quelques jours plus tard sont deux évènements centraux à la foi chrétienne. Si ces évènements ne se sont pas réellement produits, alors la foi chrétienne est fausse. Pour investiguer cela, nous ferons affaire avec les écrits laissés par les premiers disciples de Jésus ainsi que les témoignages des non-croyants. Nous utiliserons la méthode historique ainsi que la critique textuelle pour évaluer l’historicité de ces écrits. Ce sont deux méthodes scientifiques.
Plusieurs religions, dénominations ou sectes proviennent du christianisme. Par exemple : l’islam, les mormons et les témoins de Jéhovah. Rapidement, je vous présente les principaux groupes chrétiens et leur développement historique :
- L’église catholique, signifiant « l’église universelle » et ayant commencé à se développer dans les premiers siècles.
- L’église orthodoxe russe. Elle est apparue suite à un schisme de l’église catholique environ dans les années 1000. Il y avait deux papes, un à Rome (à l’ouest) et l’autre à Constantinople (à l’est). Aucun des deux n’a voulu renoncer au pouvoir, donc deux traditions se sont développées indépendamment depuis ce moment. Le pape de Rome régnant sur l’occident et celui de Constantinople sur l’orient. Les deux églises croient essentiellement la même chose néanmoins.
- Les années 1500 ont apportées des changements fulgurants dans le mouvement chrétien. C’est ce qu’on appelle le protestantisme, un schisme majeur de l’église catholique avec des réformes théologiques importantes. L’Angleterre catholique s’est séparée et est devenue indépendante religieusement, suite à un conflit entre le roi d’Angleterre Henri VIII et le pape de l’époque. En effet, Henry VIII a voulu faire annuler un mariage qu’il avait eu pour se remarier, mais le pape lui a refusé, donc le roi a banni le catholicisme de son pays et s’est déclaré souverain chef des églises d’Angleterre. L’église orthodoxe russe, l’église catholique romaine et les anglicans partagent semblablement les mêmes croyances. Plusieurs autres mouvements européens, initiés entres autres par Jean Calvin et Martin Luther, ont remis plus sérieusement en question des doctrines, dogmes et pratiques courantes du catholicisme, qui étaient basés surtout sur la tradition, et ont cherché à retrouver un christianisme plus historique. Les réformateurs et les protestants depuis considèrent de nombreux éléments dans la foi et la pratique catholique comme étant des ajouts humains au fil du temps.
Les autres groupes (islam et compagnie) que j’ai mentionné plus tôt sont considérés comme hérétiques (contraire à la vérité). L’islam date des années 700 alors que les mormons et les témoins de Jéhovah datent des deux derniers siècles. J’en parlerai plus en détails plus tard. Pour l’instant, ce qui nous intéresse est le commencement du christianisme. Les factions que je viens de nommer découlent de cela et il ne sert donc à rien de chercher lequel est le plus exact pour le moment.
Mon but désormais ne sera plus de prouver qu’un Dieu détaché d’une religion en particulier existe. Ce sera de prouver que le Dieu chrétien existe. Comme je l’ai fait jusqu’ici, je serai très rigoureux. Mon but n’a jamais été de croire n’importe quoi ni d’enseigner n’importe quoi aux autres. Pour réaliser notre investigation historique, je chercherai à répondre à trois questions :
1. Avons-nous encore les textes originaux? Après tout, les derniers livres de la bible ont été écrits il y a 2000 ans. Les textes auraient pu être changés depuis. Si tel est le cas, alors on ne peut pas leur faire confiance.
2. Est-ce que la bible est fiable historiquement? C’est-à-dire, est-ce qu’on peut croire que ce qu’y est écrit est vraiment arrivé? On pourrait avoir les textes originaux, mais que leur contenu soit en fait des légendes plutôt que des faits historiques.
3. Est-ce que ce que la bible enseigne est vrai? Par exemple, si Jésus dit qu’en croyant en lui on héritera de la vie éternelle, est-ce vraie? On pourrait prouver que Jésus a vraiment dit cela et que cette partie des textes n’a jamais été modifiée depuis son écriture sans que ce qu’il ait dit soit vrai pour autant.
La bible
Qu’est-ce que la bible? Le mot « bible » vient du grec « βιβλία » (biblia) signifiant « livres ». En effet, la bible recueille 66 livres, soit 39 livres dans l’ancien testament et 27 dans le nouveau testament. Certaines dénominations aujourd’hui et certains chrétiens à travers l’histoire n’ont pas reconnu exactement les mêmes livres, soit en en enlevant ou en ajoutant parmi le canon. Le mot « canon » réfère à la liste officielle des livres à inclure dans la bible. Les chrétiens croient à la doctrine de l’inspiration divine de la bible, que j’explorerai en détails plus tard, et le canon réfère à ce que Dieu a réellement inspiré, d’où l’importance d’une telle liste pour les chrétiens. Toutefois, mon but ici ne sera pas de prouver que la bible est inspirée. Non, mon but sera de prouver que la bible est fiable historiquement, qu’elle soit inspirée ou non. L’ancien testament réfère à la religion du judaïsme. Dieu a fait une alliance avec Abraham, l’ancêtre des juifs, et lui a promis que sa descendance serait un peuple nombreux et que ceux-ci lui appartiendraient. Quelques centaines d’années plus tard, Dieu concrétise cette alliance à travers Moïse et donne la loi (la torah), soit les 5 premiers livres de la bible, au peuple juif. Cette loi devait être suivie jusqu’à ce que le messie (l’oint de Dieu, son choisit, son envoyé) vienne parmi eux, les délivre, instaure son règne comme roi sur eux et qu’il leur amène la prospérité. En effet, c’est ce que les nombreux prophètes que Dieu a envoyé à ce peuple au fil du temps ont dit et promis en parlant en son nom. Leurs histoires sont contenues dans d’autres livres de l’ancien testament. Dieu a conclu son alliance avec Abraham environ 2000 ans avant la venue de Jésus (donc 4000 ans avant aujourd’hui). C’est dans ce contexte religieux que Jésus est venu. On peut lire l’histoire d’Abraham dans les chapitres 11 à 25 du livre de la Genèse. L’histoire de Moïse ainsi que la venue de la loi se retrouvent dès le début du livre d’Exode et dans les livres suivants. La bible relate donc l’histoire d’un peuple s’étalant sur l’espace de 2000 ans. Et ça c’est sans compter ce que la bible raconte sur ce qui est arrivé avant la première alliance, en remontant jusqu’à la création.
Comme je l’ai dit, la bible consiste en plusieurs livres et donc aussi en plusieurs genres littéraires. On retrouve dans la bible de la poésie, des narrations historiques, des dialogues, des révélations divines symboliques et des lettres adressées à des gens. Évidemment, qui dit plusieurs livres dit plusieurs auteurs, surtout que les livres ont été écrits au cours de deux millénaires. Il faut donc interpréter chaque livre selon son genre et selon les buts et styles de son auteur. On peut appliquer ce même principe pour une partie d’un livre. Par exemple, Jésus utilisait souvent des paraboles au sein des Évangiles, alors que leur contexte général se veut historique. Donc Luc, un des auteurs évangéliques (les autres étant Matthieu, Marc et Jean), rapportait de manière historique certaines paroles de Jésus qui elles-mêmes se voulaient allégoriques. Le mot « évangile », en passant, vient du grec « εὐαγγέλιον » (euangelion) et signifie « la bonne nouvelle ». Quand on parle de l’évangile de Jésus Christ, on parle de la bonne nouvelle de Jésus Christ. En effet, c’est une bonne nouvelle car en croyant en lui on obtient le pardon de nos péchés et la vie éternelle. Le nouveau testament est composé de 4 évangiles (textes racontant la vie de Jésus), le livre des actes (racontant ce que les chrétiens ont fait après la mort de Jésus), diverses lettres écrites par des disciples importants et adressées à des églises et finalement le texte de l’apocalypse (signifiant « révélation », en grec, et parlant de comment se dérouleront la fin du monde et le jugement de Dieu).
Qui est Jésus?
Au sujet de la personne historique de Jésus, il n’existe que 4 possibilités : c’est une légende, c’est un fou, c’est un menteur, ou c’est le véritable messie, Dieu incarné. Évidemment, il existe des sous-catégories et des variations/combinaisons de ces 4 possibilités. J’explorerai chaque option en évaluant leur crédibilité et nous verrons où cela nous mènera. Qu’est-ce qu’il y a de si spécial au sujet de Jésus? Eh bien, il a fait des affirmations assez extraordinaires qui excluent que ce soit juste un « gars normal », telles que celles-ci :
« Jésus leur parla de nouveau. Il dit: «Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura au contraire la lumière de la vie.» […] Il leur dit: «Vous êtes d’en bas; moi, je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde; moi, je ne suis pas de ce monde. » » (Jean 8 :12, 23)
« Jésus lui dit: «C’est moi qui suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt; et toute personne qui vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela?» » (Jean 11 :25-26)
Plutôt « flyé », non? Pire encore, on dit à son sujet qu’il a fait toutes sortes de prodiges, tels que ceux-ci :
« Alors un lépreux s’approcha, se prosterna devant lui et dit: «Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur.» Jésus tendit la main, le toucha et dit: «Je le veux, sois pur.» Aussitôt il fut purifié de sa lèpre. » (Matthieu 8 :2-3)
« Il monta dans la barque et ses disciples le suivirent. Soudain, il s’éleva sur le lac une si grande tempête que la barque était recouverte par les vagues. […] Alors il se leva, menaça les vents du lac et il y eut un grand calme. Ces hommes furent très étonnés et dirent: «Quel genre d’homme est-ce? Même les vents et la mer lui obéissent!» » (Matthieu 8 :23-24, 26-27)
« Jésus leur dit alors ouvertement: «Lazare est mort. » […] A son arrivée, Jésus trouva que Lazare était depuis quatre jours déjà dans le tombeau. […] il cria d’une voix forte: «Lazare, sors!» Et le mort sortit, les pieds et les mains attachés par des bandelettes et le visage enveloppé d’un linge. Jésus leur dit: «Détachez-le et laissez-le s’en aller.» (Jean 11 :14, 17, 43-44)
« Voyant leur foi, Jésus dit: «Mon ami, tes péchés te sont pardonnés.» Les spécialistes de la loi et les pharisiens se mirent à raisonner et à dire: «Qui est cet homme qui profère des blasphèmes? Qui peut pardonner les péchés, si ce n’est Dieu seul?» » (Luc 5 :20-21)
De toute évidence, la bible ne présente pas Jésus comme une personne commune. Pour supporter son affirmation que ceux qui croient en lui ont la vie éternelle, il prédit qu’il sera tué et qu’il reviendra à la vie, ce que les évangiles affirment s’être produit ensuite :
« En effet, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans la terre. » (Matthieu 12 :40)
« Il ajouta qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, par les chefs des prêtres et par les spécialistes de la loi, qu’il soit mis à mort et qu’il ressuscite le troisième jour. » (Luc 9 :22)
« Lorsqu’ils furent arrivés à l’endroit appelé «le Crâne», ils le crucifièrent là ainsi que les deux malfaiteurs, l’un à droite, l’autre à gauche. […] Jésus s’écria d’une voix forte: «Père, je remets mon esprit entre tes mains.» Après avoir dit ces paroles, il expira. » (Luc 23 :33, 46)
« Ils parlaient encore quand [Jésus] lui-même se présenta au milieu d’eux et leur dit: «Que la paix soit avec vous!» Saisis de frayeur et d’épouvante, ils croyaient voir un esprit, mais il leur dit: «Pourquoi êtes-vous troublés et pourquoi de pareilles pensées surgissent-elles dans votre cœur? Regardez mes mains et mes pieds: c’est bien moi. Touchez-moi et regardez: un esprit n’a ni chair ni os comme, vous le voyez bien, j’en ai. »» (Luc 24 :36-39)
Vous comprenez sûrement mieux maintenant les 4 possibilités que j’ai mentionnées. On a besoin d’une explication sensée à tout cela. On ne peut pas juste faire comme si ces histoires n’existaient pas! Est-ce que l’histoire de Jésus est comme les histoires de diverses mythologies? Des inventions humaines absurdes? C’est possible. Mais on aura besoin d’arguments pour démontrer cela. Déjà, on sait que Dieu existe. Le naturalisme est faux et donc les miracles sont possibles. Je définis un miracle comme étant un évènement naturellement impossible. Le fonctionnement usuel du monde ainsi que ses lois ne le permettent pas. Peut-être qu’il n’y a jamais eu de miracle depuis la création du monde, mais ils sont au moins possibles, car Dieu est le créateur et il peut intervenir dans sa création en enfreignant les lois naturelles qu’il a instaurées. Donc qu’il y ait des miracles, même s’ils peuvent nous sembler très extravagants, ne rend pas les évangiles impossibles ou sans aucune crédibilité. Il ne reste qu’à prouver qu’il y a réellement eu des miracles, si on veut affirmer que les évangiles racontent bel et bien des faits historiques. Il est très important de garder en tête que les arguments que je vais présenter sont faits pour être considérés ensemble et non pas individuellement. Seulement à la fin de notre investigation pourrons-nous arriver à une conclusion fiable et atteinte en pleine connaissance de cause en ce qui concerne la véracité du christianisme.
Je vais présenter les arguments pour et contre dans les sections dédiées à cet effet. Pour l’article sur l’inspiration biblique, voir ici et pour l’article sur la divinité de Jésus et son incarnation, voir ici.