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Devenir chrétien par choix
Puisque je crois que le christianisme est intuitivement vrai, je ne crois pas qu’il soit nécessaire de faire toutes les recherches que j’ai faites pour être justifié de mettre sa foi en Jésus et ainsi devenir chrétien. Nous avons le devoir prudentiel et épistemique de mettre notre foi en lui. Seulement, c’est un choix qui revient à tous de le faire ou non. Il est bien, tout de même, de comprendre pourquoi ce choix était bon à postériori. C’est plus facile ainsi de persévérer et de partager notre foi avec autrui.
Pertinence du pari
Est-ce que l’existence de Dieu et notre croyance en celui-ci est vraiment un choix qui s’impose à tous, comme Blaise l’affirme? Il me semble évident que oui. On va tous vivre nos vies en fonction de comment on se positionne face à cette question. Ce n’est pas une question insignifiante ni abstraite. Elle traite directement du sens de notre existence. L’univers est-il ultimement impersonnel? Y a-t-il une conscience intelligente et puissante derrière l’univers? Pourquoi sommes-nous ici? Comment devrais-je vivre ma vie? Que devrais-je croire? Ces questions sont des questions fondamentales qui nous concernent tous.
Paradoxe des décisions pragmatiques
Si la seule chose qui importe est une éternité de vie heureuse et parfaite, alors toute chose n’y contribuant pas est futile. Par exemple, se brosser les dents ne favorise pas de recevoir la vie éternelle, donc qu’on le fasse ou non est sans conséquence, ultimement. Je trouve que c’est tellement une objection stupide! Si on veut vivre et être heureux, il faut un minimum d’hygiène. En réalité, le but demeure le même: favoriser son propre bien-être. L’effet du brossage de dents n’est peut-être pas infini, mais le bien qu’on peut en retirer oui: notre survie et notre confort. La plupart des choses qu’on fait ont des résultats limités. Être en santé et heureux est un bien incommensurable et on veut qu’il dure, normalement. D’où l’argument de Pascal. Toute action favorisant notre bien-être, que son effet soit limitée ou infini, devrait être choisi, si on a un moindrement de bon sens. Tel que mettre sa foi en Dieu.
Le paradoxe de Saint-Pétersbourg
Considérons un jeu de hasard avec une pièce de monnaie. Si vous obtenez face, vous gagnez. Dans un même jeu, chaque lancer de la pièce qui donne pile double la récompense qui sera obtenue par face. Si vous obtenez face le premier coup, alors vous gagnez 2$.
En termes de probabilités, obtenir plusieurs fois piles d’affilées est exponentiellement improbable. Théoriquement, on pourrait obtenir pile sans cesse à l’infini, mais en réalité c’est mathématiquement et physiquement impossible. Il n’y a pas assez de temps ni assez de pièces de monnaie en existence permettant une telle possibilité de se réaliser. On pourrait essayer simultanément avec toutes les pièces concevable jusqu’à la fin des temps et on ne l’obtiendrait pas.
L’objection tente de démontrer que des gains infinis potentiels sont impossibles ou du moins insensés. Qui voudrait parier à ce jeu? Combien seriez-vous prêt à payer pour jouer? Vous gagnez toujours un minimum de 2$, mais on ne s’enrichira pas énormément avec ça, même en jouant souvent… Il ne faudrait surtout pas payer plus de 2$ par partie, car sinon on risquerait de perdre de l’argent en fait.
Dans le pari de Pascal, jouer n’est pas optionnel. Nous sommes tous déjà dans la partie. De plus, nous n’avons droit qu’à un essait pour gagner. En fait, nous sommes déjà perdant par défaut, étant destinés à la mort en partant. On peut soit conserver notre mise actuelle ou miser sur Dieu et la vie éternelle. Il est évident quel choix est le meilleur. Tout motif menant à garder volontairement sa mise actuelle est nécessairement irrationnel. En addition, la probabilité d’obtenir la vie éternelle est de 1 sur 2, et non une suite exponentiellement improbable de tentatives pour l’obtenir.
Cette objection échoue donc lamentablement.