Malgré le fait qu’un monde impersonnel et sans but implique le néant comme fin ultime, certaines personnes semblent véritablement en paix avec cette fin. Toutefois, c’est facile de dire qu’on n’a pas peur de la mort quand on est en sécurité et loin du danger, car on n’a pas l’impression que notre vie va se terminer. Je doute fortement qu’ils diraient de même confrontés au risque d’une mort imminente en situation de danger réel… On peut se sentir détaché émotionnellement de notre propre mort, tant que celle-ci nous apparaît comme une idée abstraite, distante de notre réalité actuelle. Tout au plus, ces personnes se sont résignées à l’inévitabilité de leur fin. Mais tant qu’on le peut, on cherche à vivre. Un repas de plus. Une gorgée d’eau de plus. Une respiration de plus. Un moment de vie de plus… On ne veut pas mourir.
En ce qui concerne les suicidaires, s’ils se tuent, ce n’est point parce qu’ils ne désirent pas vivre, mais plutôt parce qu’ils ne désirent plus souffrir. Si on pouvait leur garantir une vie meilleure, un avenir sans souffrances, poseraient-ils le même geste?
En ce qui concerne ceux qui se sacrifient par honneur ou par altruisme, le font-ils parce qu’ils ne désirent plus vivre? Non, ils le font pour le bien de leurs semblables ou de ceux qu’ils aiment, pour qu’eux puissent vivre.
Depuis toujours, l’humanité rêve à l’immortalité, reconnaissant la valeur inestimable de la vie et l’horreur de la mort. La fontaine de jouvence, la cryogénisation, l’implantation de notre conscience dans une machine… Ce rêve alimente avidement notre imaginaire.
Diverses religions païennes ont entretenu la croyance en une vie après la mort où ceux estimés justes par les dieux iraient. Que d’autres peuples aient imaginé ce à quoi ces choses ressembleraient ne prouve pas qu’il n’y a pas de justice ou de vie après la mort ni que le christianisme est faux. Ce que cela démontre est que le désir de vivre une vie qui ne cesse pas est une aspiration humaine très profonde!
Est-ce que la vie ne consiste vraiment qu’à essayer de profiter du peu de temps que nous avons comme si ça signifiait réellement quelque chose? Est-ce que la mort éternelle est réellement inévitable comme les naturalistes le croient?
Comme nous avons vu à travers la thématique du naturalisme, rien ne nous permet de croire de telles choses. La seule chose qu’on puisse affirmer c’est qu’il y a bel et bien une mort qui nous attend. Rien n’indique qu’il ne puisse rien se passer ensuite. Au contraire, nos intuitions les plus intimes en tant qu’humains nous disent que la vie n’est pas faite pour s’arrêter ainsi. L’imaginaire de notre culture est beaucoup plus funèbre que celle de bien d’autres peuples. Nous avons réussi à nous convaincre de la futilité de notre existence. Quel accomplissement! Bravo! Évidemment, personne n’y croit vraiment, tel qu’attesté par le fait que personne ne vit en conséquence de ça. Nous vivons tous comme si la vie n’était pas supposée se terminer. Au plus, on tente de faire ce qu’on aime et de profiter du temps qu’on a en se disant qu’il n’y a rien d’autre à espérer au-delà de ce qu’il y a en cette vie.
« Personne n’est jamais revenu de la mort pour nous dire ce qu’il y avait ». Vraiment? Vous connaissez tout le monde qui a jamais vécu? J’en doute. Peut-être avez-vous déjà entendu le nom de Jésus-Christ? Si oui, alors vous avez déjà entendu parler de quelqu’un qui a vécu, qui est mort et qui en est revenu. Peut-être êtes-vous incertains de ces faits, que je couvrirai dans des articles futurs, mais vous en avez entendu parler. Et sinon, c’est le cas maintenant. Les chrétiens annoncent sa résurrection depuis plus de 2000 ans. Ce qui est significatif, c’est qu’il est venu de Dieu pour nous donner la vie éternelle. Quiconque met sa foi en lui et le suit va en hériter. J’argumenterai ailleurs comment on peut s’assurer de ces choses.